Séances simultanées (Samedi 20 Juillet 2002)
par les Groupes du Champ Freudien



RI3



Sexe sans Oedipe

La clinique de la sexuation est peu interrogée en tant que telle dans les institutions. Pourtant, bien des faits et des paroles qui surgissent dans le quotidien d'une pratique signalent la présence de cette dimension chez les sujets que nous accueillons.

Ici apparaît un réel qui fait énigme et que le sujet peut assumer différemment suivant sa structure. Névrosé, il s'appuiera sur le Nom du Père et la signification phallique pour se repérer dans l'ordre sexuel. Psychotique, il devra se frayer, sans le recours à l'Autre, un chemin singulier pour répondre de son choix.

Lors de la puberté, le sexuel fait effraction dans le corps du sujet, occasionnant le plus souvent des moments de désorganisation subjective. Comment le sujet peut-il alors symboliser ces transformations réelles du corps ? De quels moyens dispose-t-il pour répondre à la rencontre avec l'Autre sexe? Quelle invention est-il poussé à faire dont on peut être le témoin?

Dans les précédentes journées du RI3, la clinique en institution nous a démontré son opérativité par l'exploration des élaborations possibles et de ses moyens pour un sujet psychotique :

- traitement sur la durée quand le temps ne trouve ses coordonnées que de celles propres au sujet,
- point d'ancrage quand celui du Nom du Père fait défaut,
- pratique à plusieurs qui engage un sujet à se produire dans un nouveau rapport transférentiel à l'autre.

Cette journée intitulée "Sexe sans Oedipe" s'orientera sur différents registres de questions.

Nous nous interrogerons sur les impasses rencontrées par le sujet quand il s'agit d'assumer son sexe. Ces impasses propres à un traitement de la jouissance ne sont pas les mêmes suivant que le sujet soit autiste, schizophrène ou paranoïaque.

Nous déplierons les conditions nécessaires à poser pour qu' en institution soit opérante une clinique sur le réel du sexe afin que chacun puisse trouver sa solution.




La journée du RI3

Les institutions membres et associées du RI3 préparent activement la journée. Certains approfondissent leurs questions à partir d'un cas clinique et tentent d'élaborer la singularité du cas par cas. D'autres centrent leurs séminaires de lecture sur le thème. En italie, le Ciris-Institutions-Pratique à plusieurs et le Ciris-enfant se sont déjà reunis plusieurs fois afin de mettre en commun leur recherche clinique. Deux institutions en Argentine à Rosario et à Cordoba se sont contactées afin de partager leurs questions. Les textes des interventions proposées devront parvenir à Véronique Mariage avant le 30 janvier 2002. Les textes qui seront retenus pour être présentés et discutés lors de la Journée, feront l'objet d'une prépublication. Une bibliographie est disponible auprès de Véronique Mariage, qui convie chacun à lui faire savoir de quelles références elle pourrait être complétée. Elle est aussi consultable ci-dessous.

Renseignements : Véronique Mariage: Mariage.v@honet.be




Elements Bibliographiques

Sigmund Freud :
- « Remarques psychanalytiques sur l'autobiographie d'un cas de paranoïa (Dementia paranoides) (Le Président Schreber)», Cinq psychanalyses, PUF, Paris, 1954.
- « Pour introduire le narcissisme », La vie sexuelle, PUF, Paris, 1969.
- Névrose, psychose et perversion, PUF, Paris, 1973.
- Trois essais sur la théorie sexuelle, folio essais, Paris, 1987.
- « Angoisse et vie pulsionnelle », « La féminité », Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse, Gallimard, Paris 1984.
- « Pulsions et destins des pulsions », Métapsychologie, folio essais, Paris, 1968.
- « Au-delà du principe de plaisir », Essais de psychanalyse, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1981.

Jacques Lacan :
- De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité, Seuil, Paris, 1975.
- « La topique de l'imaginaire », Le Séminaire, Livre I, Les écrits techniques de Freud, Seuil, Paris, 1975.
- Le Séminaire, Livre III, Les psychoses, Seuil, Paris, 1981.
- « La logique de la castration », Le Séminaire, Livre V, Les formations de l'inconscient, Seuil, Paris, 1998.
- Le Séminaire, Livre XX, Encore, Seuil, Paris, 1975.
- « Les complexes familiaux dans la formation de l'individu », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Allocution sur les psychoses de l'enfant », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Note sur l'enfant », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Joyce le Symptôme », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Propos sur la causalité psychique », Ecrits, Seuil, Paris, 1966.
- « D'une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Ecrits, Seuil, Paris, 1966.
- « Conférence à Genève sur le symptôme », in Le bloc-notes de la psychanalyse n°5.
- La Troisième, conférence inédite

- Miller J.-A., « Clinique ironique », in L'énigme et la psychose, La Cause freudienne n° 23, Paris, 1993.
- Miller J.-A., « Sur la leçon des psychoses », in L'expérience psychanalytique des psychoses, Actes de l'ECF n°13, Paris, 1987.
- Miller J.-A., « La psychose dans le texte de Lacan », in La psychose dans le texte, Analytica n° 58, Navarin, Paris, 1989.
- Miller J.-A., « Schizophrénie et paranoïa », in Quarto n°10.
- Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance », in La Cause freudienne n°43, Paris, 1999.
- Miller J.-A., « Biologie lacanienne et événement de corps », in La Cause freudienne n°44, Paris, 2000.

- Virginio Baio , « Traits de perversion et clinique différentielle », in Préliminaire 2
- Virginio Baîo , « Daniela et le désir du père suicidé » idem
- Jacques- Alain Miller, « L'identité freudienne de la psychanalyse », in Préliminaire 4
- Alfredo Zenoni, « Clinique de l'enfant psychotique : la voie de la sinthomatisation », idem
- Bruno de Halleux et Monique Marot, « Les petits mythes de Marcel » Préliminaire 6
- Antonio Di ciaccia, « Quelques notes sur l'aune phallique » Préliminaire 7
- Jean- Luc Gillet et Bernard Peckel, « Quelques bribes de conversation » Préliminaire 11
- Véronique Mariage, « D'un travail clinique en institution » Feuillets du Courtil 1
- Alexandre Stevens, « Identification dans la névrose, pétrification dans la psychose » F. C 2
- Rudy Loontiens , « Un oedipe à ciel ouvert » F.C. 14
- Alexandre Stevens, « L'adolescence symptôme de la puberté » F.C. 15
- Véronique Mariage, « Incidence de la puberté dans les psychoses infantiles » idem
- Serge Vandenhemel, « Le capitaine de la barre » F.C. 15
- Yves Vanderveken, « D'une possibilité d'un moment de cure en institution » idem
- Ludovic Quinonéro, « D'une névrose à l'autre » idem
- Véronique Mariage « Mixe d'exhibition et de fétichisme chez un adolescent psychotique » Quarto 43




Programme Journée du RI3

Le sexe sans Œdipe

Salle 242 AB, avec traduction simultanée français-italien

Matinée présidée par Virginio Baïo et Véronique Mariage

10h-10h30
Exposé introductif, par Virginio Baïo

10h30-11h45
Être un garçon parmi les autres,
par Michel Grollier (Podensac, Bordeaux)
Sergey, le garçon danseuse,
par Martin Georg Egge (Antenne 112,Venise)

11h45-13h
Version du sans Œdipe : Patience,
par Hervé Damase (CTR de Nonette, Clermont-Ferrand)
Se couper du corps de l’Autre,
par Philippe Bouillot (Le Courtil,Tournai)

Après-midi présidée par Jean-Robert Rabanel et Véronique Mariage

15h-16h
Francesca, la petite fille aux parties hautes et aux parties basses,
par Danièlè Maracci (Giovenco-Le bon pasteur, Bologne)
Il ou elle ?
par Viviane Durand (Bellefonds, Bordeaux)

16h-17h
La cartographie de Yuval,
par Diana Bergovoy (Mish’olim,Tel Aviv)
À quel sein se vouer ?
par Bruno de Halleux (Antenne 110, Bruxelles)

17h-18h
Un ravage du rapport à l’autre sexe,
par Véronique Cornet (Le Courtil, Leers-Nord)
La poésie au secours de l’expérience d’une jouissance désarrimée,
par Michèle Rassis (La demi-lune, Bordeaux)

Le débat sera soutenu par: Marie-Louise Fressy-Meunier, Dominique Haarscher, Philippe Hellebois, Jean-Pierre Rouillon, Maryse Roy, Pierre Skriabine, Yves-Claude Stavy, Marie-Claude Sureau.







Note

La Journée RI3 du 20 juillet 2002 sera en traduction simultanée français-italien. Afin de permettre la participation la plus large à la Journée et aux débats, tous les textes du programme ont été traduits en espagnol et sont publiés préalablement sur le site de la Rencontre.

Tous les exposés seront prononcés en français ou en italien, et traduits simultanément, uniquement dans ces deux langues. Pour les hispanophones, il est donc recommandé de récupérer l’ensemble des textes sur le site afin d’en disposer pour la discussion. L’usage de l’anglais, de l’espagnol et du portugais sera toutefois possible lors de la conversation.

Deux textes argentins, initialement prévus au programme, mais dont les auteurs ne pourront être présents, sont également publiés en français et en espagnol, eu égard à l’intérêt clinique qu’ils représentent.






De las instituciones-partenaire de una enunciación creadora del sujeto

Judith Miller y Véronique Mariage me propusieron que diera algunas coordenadas a la presentación de los trabajos de hoy. Estos trabajos sorprenden por la riqueza de las invenciones originales del sujeto psicótico y por la riqueza de las invenciones de sus partenaires. Sorprenden además estos trabajos porque son respuestas y soluciones para lograr arreglárselas sin el Edipo: entonces, ¿cuáles son las cuestiones?

Voy a tratar, como dice E. Laurent, de "¡prever, en el après-coup" (1) las cuestiones!

Primero, ¿cómo se situa el sujeto psicótico con respecto al sexo sin el Edipo? Segundo, ¿cuáles son las consecuencias? Tercero, ¿cuál es la condición de su partenaire en institución?

Con el Edipo

El niño encuentra su lugar en la existencia, en el lazo social, en el discurso, a condición, según Freud, de que encuentre el Edipo. Sale del Edipo heredando, en los dos sexos, el mismo punto de referencia: el valor fálico. La metáfora paterna, con la cual Lacan rescribe el Edipo, es "una arquitectura significante" hecha con el significante del padre, como Nombre, y con el significante de la madre, como deseo, que se aplica a una significación desconocida. Esta metáfora tiene como efecto "dar la clave" de esta significación desconocida como "fálica" (2), como "el orden y la norma que le dicen al sujeto qué se debe hacer como hombre o como mujer" (3). Esta clave le permite orientarse respecto "a la cuestión de la propia existencia" y a la cuestión "concerniente al propio sexo" (4), y también con respecto al tiempo y al espacio.

Significantización

Lacan rescribe el falo haciéndolo el paradigna de la operación de negativización del cuerpo, gracias a la cual el cuerpo se vuelve significante (5), significante que humaniza y normaliza el cuerpo del niño (6).

J.-A. Miller propone reconducir la metáfora paterna,

Nombre-del-Padre
-----------------------
Deseo de la Madre

a la "gran metáfora" (7)

Significante 1
--------------------
Sujeto barrado

Así como el cuerpo (el pene) es elevado a la dignidad de significante (el falo), también el niño, en cuanto objeto (es su estatuto primordial), es elevado a la dignidad de poder ser "representado por el significante". Con esta operación de Aufhebung el sujeto se provee de su "representación monolítica" (8), de un S1, de su "insignia".

Una falta

Según Lacan, el falo tiene que ver con una falta, con un menos. El indica precisamente el punto de falta en el sujeto" (9), que es "la marca invisible que el sujeto recibe del significante", de la operación de significantización que introduciendo en el cuerpo una domesticación del goce, lo localiza. El sujeto es esta falta en cuanto pérdida de objeto (10): el sujeto está perdido como objeto de goce.

La extracción del objeto

Esta pérdida de objeto corresponde a lo que J.-A. Miller llama la "extracción del objeto a" que es el "equivalente de la inclusión en el objeto de la castración" (11). Castración que corresponde a la significantización lacaniana.

I- ¿CUALES SON LAS CONDICIONES EN LA PSICOSIS?

Consecuencias de la falta del significante

¿Qué efectos tiene en el sujeto la falta del Nombre-del-Padre y consecuentemente, la falta de la significación fálica? (12). El fracaso de la metáfora paterna es en realidad el fracaso de la "gran metáfora" (13). De esta manera, está dañada la posibilidad misma de que el sujeto pueda ser representado por el significante (14). El niño "se vuelve el 'objeto' de la madre, y no tiene otra función que la de revelar la verdad de este objeto"(15).

La no-extracción del objeto

Sin la operación del padre, no hay para el sujeto ni "extracción del objeto a", ni inclusión en el objeto del menos de la castración. En la psicosis, falta en el cuerpo y en el saber la inclusión de un menos, de una falta: falta la falta.

Esto no sólo tiene como efecto la "muerte del sujeto", sino que también produce efectos sobre los objetos de la pulsión: la "mirada se vuelve visible", la "voz se vuelve audible". Las voces y las miradas se multiplican. El caso freudiano del Hombre de los lobos constituye un paradigma" de esta cuestión (16). Finalmente, la no-extracción" va a la par con el emerger de un Otro que sabe todo (17).

Significantización y corporización

Para el esquizofrénico, que es el "patrón de medida de la psicosis" (18), las dos operaciones que conciernen al cuerpo, es decir, la significantización y la corporización, no son operantes.

Cuando la operación de significantización, que es cuando el cuerpo se vuelve significante, no se realiza, el sujeto no sólo está a merced de la "dispersión y de la desaparición del significante amo", sino que también está a merced de una "pluralización del significante amo" (19).

La corporización, en cuanto "el significante entra en el cuerpo", fragmentando su goce y "haciendo resaltar el plus-de-goce" (20), resulta el efecto de un discurso que inscribe al cuerpo en el lazo social (21).

En la esquizofrenia, el sujeto no sólo no tiene un cuerpo, sino que él es un cuerpo. El cuerpo, no teniendo a su disposición el significante como instrumento, es invadido por el goce.

De este modo, el sujeto psicótico está "fuera de la norma". Debe arreglárselas con sus órganos, sin poder contar con ninguna forma de discurso (22). Para él, "la palabra no es la muerte de la cosa, él es la cosa" (23). El es así "el único sujeto a no defenderse del real con la ayuda del simbólico porque para él el simbólico es real" (24).

A pesar de ésto, se pone a la prueba con una doble operación: de autodefensa y de autoconstrucción (25).

Una operación de autodefensa

Teniendo el simbólico un valor de real, todos los signos de la presencia del Otro pueden asumir para el sujeto un valor de goce; por eso anula todo lo que es signo del Otro: parece no escucharnos ni vernos. Algo se "congela" (26): cualquier palabra, cualquier forma de atención que lo concierne o que lo deja indiferente o que lo agrede.

Una operación de autoconstrucción

La operación de autoconstrucción demuestra que el sujeto está en el lenguaje. Aplicando golpecitos a un objeto (una pajita, un zapato, una muñeca, por ejemplo) trata de realizar una construcción significante (hecha de un más y de un menos, abrir y cerrar). Golpecitos en dos tiempos que el niño aplica a un objeto suyo, a su cuerpo o a un apéndice de su cuerpo.

Se podría decir que con estas operaciones el sujeto apunta a una "significantización del cuerpo", es decir, a que el cuerpo sea elevado a la dignidad de significante.

Pero este trabajo de significantización del cuerpo el psicótico lo realiza solo, sin el Otro. Por eso, el golpecito aplicado al objeto es repetitivo, fijo, no termina nunca.

II. EL SUJETO, ¿COMO PUEDE ARREGLARSELAS?

Tratamiento del Otro a través de la introducción de un orden.

El significante es lo que determina el orden en el mundo: es lo que hace que cada cosa esté en su lugar. "En efecto, lo que opera las clasificaciones, las reparticiones, es el discurso" (27).

Faltando el significante, el sujeto psicótico despliega un esfuerzo extremo, incesante, para poner orden en el Otro, para encontrar los circuitos en el cuerpo, en los pensamientos, para dar a cada cosa y a cada persona su lugar en el tiempo.

Confrontándose con el "desorden" del Otro, el sujeto trata de introducir allí un orden, lo que produce el efecto de pacificarlo. Pero esta pacificación está sujeta a la permanencia de este orden en el Otro. El mínimo cambio en el Otro amenaza el lugar del sujeto.

Pero el trabajo del sujeto, no sólo introduce un orden en el Otro, sino que va mucho más lejos.

El tratamiento del Otro introduciendo un menos

Faltando en el esquizofrénico la falta, él debe por fuerza hacer entrar un menos en el real de su cuerpo.

A. Una versión de este menos, de esta falta, que nos interesa de un modo particular, es el "hacerse mujer" (28).

El "empuje-a-la-mujer", ¿no representaría una declinación de esta necesidad de introducir un menos en su cuerpo y en el Otro? (29). "No pudiendo ser el falo che falta a la madre, le queda la solución de ser la mujer que falta a los hombres" (30). ¿La "feminización del sujeto" (31) no sería una versión de este menos?

El psicótico "apela a la castración bajo la forma de una sustracción", la que no pudiéndose producir en el simbólico, "se repite incesantemente en el real" (32), en un "presente eterno" (33) y en "un infinito actual" (34).

B. Otra versión del menos es la automutilación psicótica. Esta mutilación "representa la pulsión freudiana" en la que la "fase pasiva" es efectivamente "una continuación de la actividad con otros medios" (35). Las maniobras de automutilación del sujeto ¿no es que apuntan a introducir este menos, esta falta en el cuerpo?

Tratamiento del Otro con la elaboración, partiendo de un órgano suplementario

Frente a la falta del significante, el sujeto se sirve de un órgano suplementario "electivamente erotizado". El esquizofrénico, por el hecho de que "el lenguaje no pudo nunca funcionar como órgano" (36) para él, trata de agregar a su cuerpo un órgano fuera-del-cuerpo. El trabajo del psicótico comienza por lo tanto con la elección de un objeto entre otros.

A partir de este órgano suplementario (un zapato, una botella, unos bigotes, una muñeca, por ejemplo) realiza una elaboración original. No disponiendo de los semblantes de todos, como el trabajo, los títulos honoríficos, debe entonces fabricarselos (37). Careciendo de la significación estándard fálica, debe proveerse de una significación propia, no-estándard. Este órgano suplementario le sirve de brújula para crear su elaboración metonímica, para crear sus propios semblantes (38).

Esta elaboración metonímica, construida a partir de un zapato, de una botella, de unos bigotes, puede funcionar como metáfora para el sujeto, en el sentido de que "cierta articulación de saber puede funcionar como Nombre-del-Padre" (39). Con esta elaboración de saber, que es sobre todo "un hallazgo, un bricolage", el sujeto psicótico localiza goce" (40).

La elaboración delirante

¿Cómo puede encontrar una solución a su posición sexual cuando no puede contar con un discurso orientado por la norma fálica?

Inventando un saber suyo sobre la sexualidad con la perspectiva de construirse una "lengua privada". Elaboración original que puede consentir al sujeto salir de un impasse destructivo con respecto a la sexualidad y a su relación con el Otro. Esta elaboración no sólo facilita que el sujeto salga de la posición de objeto de goce, sino que también le permite sobre todo encontrar en un S1 su punto de almohadillado sin el cual no podría orientarse en el lazo social. Se trata de un S1 con el que el sujeto puede "leer el mundo", como afirma J.-A. Miller en su último curso sobre "El desencanto del psicoanálisis".

Así el sujeto puede responder a la cuestión sobre su posición sexual dentro de su elaboración. Elaboración que puede asumir las formas más originales y creativas como la escritura y la creación poética. Sale así de su extravío para anclarse en un S1 singular, inclasificable, también inclasificable en lo que respecta a su posición sexual.

III. ¿CON CUAL PARTENAIRE?

La función del partenaire

La función del partenaire es la de asegurar al sujeto con una "presencia regular", "extremamente atenta al mínimo detalle", "dócil a la invención del sujeto", para sostenerlo en el bricolage que éste realiza con el objeto de defenderse del Otro que goza" (41). Partenaire que no funciona como sujeto supuesto saber, sino que funciona más bien como siendo aquél que debe aprender (42) "lalengua particular del paciente", partenaire que sabe "pagar con su propia persona para poder demostrar que otro puede insinuarse y plegarse allí, y lograr, si no un diálogo, por lo menos una forma de respuesta" (43). Y ésto se realiza en dos tiempos.

En un primer tiempo, el partenaire "se hace como un buen objeto, hace la buena madre, "acentuando su benevolentia (bien querer)". En un segundo tiempo, debe instalarse en un lugar diferente del de buen objeto, como un Otro respecto al eje imaginario" (44).

Se trata así de "llegar a sostener al sujeto en la construcción de su saber no-estándard" (45) y de ofrecerse de modo que él pueda servirse de sus partenaire como de un instrumento dócil y tolerante, "que acoge al paciente en su singularidad, sin compararlo con nadie, como el inclasificable por antonomasia que él es" (46).

El sujeto construye su Otro

El sujeto podrá así, construirse un Otro a su medida, equipándose con significantes reales construidos a partir de su Otro regulado.

¿No es que trata así el sujeto de realizar una operación de significantización en el real que implica sin embargo cierta "sustitución"? Con esta "sustitución" de personas con sus objetos o sus representaciones, o sus tics o sus lalengua, ¿no busca acaso, de equiparse con un Otro prêt-a-porter che sea presente en su ausencia? ¿No nos encontramos aquí con una maniobra del sujeto que puede "prescindir de los partenaire a condición de poderse servir de ellos?"

Un partenaire-sinthome

Todos los trabajos que se presentarán aquí son testimonios de instituciones-partenaire del acto del sujeto en el que se produce la invención de una elaboración sinthomática original. Para eso, la institución debe poner lo suyo, inventando también. Inventando un "anudamiento inédito", una significación inédita, que permita al sujeto, no sólo una presencia más pacificada sino también una conexión con el otro.

De este modo, el sujeto psicótico, a través de su creación que transporta su enunciación inventiva y original, encuentra su lugar y su posición a partir de la cual puede "tomar la palabra" y estar en el lazo social.

Taller, Consejo, taller en el mercado, en el auto, en el baño, reuniones de palabra, diario de a bordo, son todas invenciones de la institución-partenaire que funcionan como punto de Arquímedes para el sujeto. El sujeto aquí fabrica su punto de anclaje, su clave original porque es fuera del estándard. El sujeto realiza un bricolage con su sinthome que hace de borde para defenderse del goce del Otro.

Gracias a este sinthome el sujeto puede orientarse en la existencia, en la sexualidad, en la relación con el Otro, en el discurso.

Para lograr por fin "prescindir" de su partenaire-institución, para caminar por la vida sirviéndose de su creación y de su partenaire-sinthome.

Virginio Baïo

Notas

(1) IRMA, La Conversation d’Arcachon, Le Paon, Agalma, p. 229.
(2) J.-A. Miller, Ib., p. 175.
(3) J. Lacan, « Position de l’inconscient », Ecrits, Seuil, 1966, p. 849.
(4) J. Lacan, « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Ecrits, Seuil, p. 549.
(5) J.-A. Miller, « Biologie lacanienne et événements de corps », La Cause freudienne, 44, pp. 56-57.
(6) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », Quarto, X, p. 33.
(7) IRMA, La Conversation d’Arcachon, Le Paon, Agalma, p. 182.
(8) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », Quarto, X, p. 30.
(9) J. Lacan, « La science et la vérité », Ecrits, Seuil, p. 877.
(10) J.-A. Miller, « Les divins détails », Cours inédit, séance du 08.03.1989, p. 33.
(11) J.-A. Miller, « Montré à Prémontré », Analytica, 37, p. 31.
(12) J. Lacan, « D’une question préliminaire… », p. 558.
(13) IRMA, La Conversation d’Arcachon, p. 192.
(14) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », p. 29.
(15) J. Lacan, « Note sur l’enfant », Autres écrits, Seuil, 2001, p. 373.
(16) J.-A. Miller, « Montré à Prémontré », p. 29-31.
(17) Ib., p. 30.
(18) J.-A. Miller, « Clinique ironique », La Cause freudienne, 23, p. 9.
(19) J.-A. Miller, « Biologie lacanienne et événement de corps », La Cause freudienne, 44, pp. 56-57.
(20) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », p. 30.
(21) J.-A. Miller, « Biologie lacanienne et événements de corps », p. 58.
(22) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », p. 30.
(23) J. Lacan, « L’Etourdit », Scilicet, 4, Seuil, p. 31.
(24) J.-A. Miller, “Clinique ironique”, p. 9.
(25) Ib., p. 8.
(26) A. Di Ciaccia, « Une pratique à l’envers », Préliminaire, 13, p. 11.
(27) J. Lacan, « Conférence de Génève sur le symptôme », Le Bloc-Notes de la psychanalyse, 5, 1985, p. 20.
(28) IRMA, La Conversation d’Arcachon, pp. 276-277.
(29) J.-A. Miller, « A propos des Structures de la psychose, L’enfant au loup et le président », L’enfant et la psychanalyse, Eolia, pp. 13.
(30) Ib.
(31) J. Lacan, « D’une question préliminaire … », p. 566.
(32) Ib., p. 569.
(33) IRMA, La Conversation d’Aercachon, p. 227.
(34) Ib., p. 228.
(35) J.-A. Miller, Il sintomo psicotico.La Conversazione di Roma, Astrolabio, p. 214.
(36) IRMA, La Conversation d’Arcachon, p. 223
(37) J. Lacan, « L’Etourdit », pp. 30-31 ; E. Laurent, « Réflexions sur l’autisme », L’autisme, Groupe Petite Enfance, 10, p. 43.
(38) J.-A. Miller, Il sintomo psicotico. La Conversazione di Roma, p. 214.
(39) Ib.
(40) IRMA, LA Conversation d’Arcachon, p.279.
(41) IRMA, La psychose ordinaire, p. 324.
(42) Ib., p. 327.
(43) Ib.
(44) Ib., p. 323.
(45) Ib.
(46) IRMA, La Conversation d’Arcachon,v p. 369.
(47) Ib., p. 268.






Ser un chico entre otros

Voy a tratar de transmitir cómo Didier, adolescente psicótico admitido en hospital diurno, trabajó para inscribirse como chico en un universo no edípico. Las vacilaciones y elaboraciones que produjo, tanto a partir de los elementos de su historia como de los encuentros que aprovecha, nos muestran una construcción que busca algunos semblantes en los cuales apoyarse.

El joven Didier

Después de haber hecho un recorrido institucional, Didier llegó a la edad de 12 años a un hospital diurno en el que permaneció casi cinco años. Sus padres daban muestras de interesarse realmente en los progresos de su hijo; su madre era más bien protectora. Su hermana, 6 años menor, y las amigas de ella estaban inicialmente presentes en su discurso. En Podensac las cosas se complicaron brutalmente para Didier cuando irrumpió en su cuerpo una molesta manifestación: erecciones intempestivas y muy visibles. Al principio manifestó una perplejidad que lo ensombreció, y luego todo su cuerpo pasó a ser el soporte de una manifestación espectacular. Hacía contorsiones, ondulaciones y bailes, tanto en la institución como en el exterior.

Primer tratamiento, ofrecerse a la mirada y apoyarse en la voz del otro sexo

En sus dichos, Didier relacionaba la ondulaciones del cuerpo con espectáculos que presentaba a su hermana y sus amigas, en los cuales se identificaba con mujeres cantantes. Como primer tratamiento le propusimos participar en talleres en los que pensábamos que esas manifestaciones podrían inscribirse (canto, teatro, vídeo...).

La madre, perturbada por ese comportamiento, nos comunicó su temor de que su hijo se volviera homosexual. Es cierto que la actitud del niño podía resultar sorprendente: en el jardín, el salón o los pasillos, cerraba los ojos, bailaba frenéticamente y cantaba las canciones más conocidas de algunas cantantes de moda, tras las cuales no tardó en quedar en un segundo plano. Se ponía en escena en nombre de ellas y explicaba a todos los adultos la vida de las que eran sus modelos. Resultaba sorprendente el contraste con respecto a la gran dificultad que tenía en hablar ante un grupo en su propio nombre. En efecto, aunque a menudo en vano, solía esperar un silencio total en el cual hacer escuchar su voz. Cuando se vio llevado a meter el walkman en sus calzoncillos para contener las manifestaciones de su órgano –como si la materialidad de esa voz pudiera responder del fenómeno–, hicimos una ruidosa intervención, tomándonos entre los adultos como testigos con respecto a la dimensión de “franqueamiento” que para nosotros constituía ese gesto. Dejó entonces ese objeto en su casillero y, tras esta intervención, deseó entablar conversación conmigo. En nuestras entrevistas semanales se refería a los partenaires que eran los adultos (así llamamos entre nosotros a los diferentes operadores), o más bien a los personajes que los adultos constituían para él.

La señora

El trabajo que él presentaba a los adultos consistía en dibujos que conformaban historias. Eran historias redundantes de un personaje femenino, “la señora Ferulú”, nombre que consonaba con el de un adulto del hospital diurno. El personaje tenía uno o dos niños, y se encargaba de educarlos. “Son madame Ferulú y su hijo, ella se lo lleva, va a darle de comer”. “Madame Ferulú regaña a su hijo, que no se ha portado bien”. “Madame Ferulú tiene dos hijos y se le hace difícil”.

En ese mismo tiempo se traía revistas de la biblioteca o de su casa y nos las comentaba. Todas las figuras femeninas las reconocía como madame Ferulú: “Mira Michel, aquí está, otra vez madame Ferulú, ¡puedes creer!”. Cuando me mostré extrañado por esos niños y por su origen, él me explicó: “Ella los tiene cuando tiene ganas”. Cuando estábamos pensando, dada la invasión de ese personaje femenino, cómo reactivar sus elaboraciones, él aprovecha el hecho de que yo tomaba notas durante las entrevistas y me propone escribir. Didier no sabe escribir, pero se puso a redactar páginas enteras de pseudoescritura, trabajo que lo mantuvo ocupado incluso en su domicilio. Su mochila se convirtió en un molesto objeto que circulaba por la casa; Didier iba presentando su trabajo a los adultos. Me interesé entonces en qué era lo que podía contar este joven sujeto, a partir de lo que decidimos tratar como un texto. Didier empezó a producir historias que muy pronto se enriquecieron con nuevos personajes.

Primera estructura mítica

En un primer tiempo, las historias relataban la vida cotidiana de madame Ferulú y sus dos hijos. Sin embargo, en cuanto le pregunté si había algún señor Ferulú, surge este señor en las historias. Su función era acompañar a la señora y los niños. Nunca lo llamaba ni papá ni padre, pero su llegada indujo en Didier el significante “familia”, sin que por eso cambiaran las historias.

Didier volvió a dibujar. Trabajaba por las tardes y los fines de semana. Las historias con dibujos que nos traía iban pasando por todos los adultos, antes de venir a quedarse en la entrevista conmigo. Los personajes de las historias comenzaron a llevar los nombres y apellidos de quienes en Podensac cumplían funciones de referencia (la dirección y los responsables terapéuticos), y después se agregó el personaje de una mujer adulta que tenía el mismo nombre que su madre.

Era, pues, cuestión de variaciones de una pareja, conjunto de dos elementos heterogéneos, cambiando uno de los elementos. El movimiento consistía en pasar a una mujer de un hombre al otro ; la mujer cambiaba de partenaire. En nuestras entrevistas, mi personaje solía ser el que se quedaba solo.

Al parecerle insuficiente ese esquema, fue elaborando pacientemente un nuevo escenario en el que integró un nuevo significante: “tesoro”. Era un tesoro que un hombre, asociado a una mujer, le quitaba a otro. Después, el hombre despojado perdía también a su mujer, que se iba con la pareja. Por último, agregó una conclusión: las dos mujeres se hacen cargo de las cosas y reparten los bienes: restituyen el tesoro al propietario inicial y meten al otro en la cárcel.

Pero necesitó una variante para concluir sus elaboraciones. Multiplicó los hombres que se asociaban para arrebatar el tesoro a otro (solía ser mi personaje), y la conclusión era siempre la intervención de las mujeres, que volvían a repartir los bienes (el tesoro) y restablecían un orden.

Con ayuda de esos personajes, Didier, para su gran alivio, completó un esquema mítico que respondía a lo que habría de regir las relaciones humanas en el mundo. En ese conjunto de personajes ilustres, los hombres, aunque figuras sin brillo, tienen un puesto. Didier decide entonces enunciar lo que es su pregunta del momento. Se valió de la reunión interna, reunión semanal de todos cuantos (adolescentes y adultos) participan en el trabajo de Podensac, y en la que es posible abordar las cuestiones de la orden del día, inscritas en un pizarrón. Esta reunión, presidida por un adolescente con un asesor adulto, es el lugar en que se inscriben en el colectivo las informaciones, preguntas y proyectos que cada quien tenga en la semana. Didier se inscribió y, cuando se le dio la palabra, preguntó si en las comedias musicales que estaba organizando él tenía ser Esmeralda la gitana o Frolo el sacerdote.

Entre chicos

En ese tiempo Didier traía insistentemente un gran número de fotos de familia, fotos de pequeño y con su hermana y su madre. Las mostraba a cada adulto y estaba muy atento al interés que pudieran tener en el “chico guapo”. Es un tiempo que correspondió a un período en que Didier decía que se aburría en casa y que no quería que volvieran a entrar en su cuarto su hermana y sus amigas, en especial la vecinita (de quien hablaba todas las mañanas al llegar, y con la que podíamos pensar que se identificaba). Se puso a recordar sus inicios en el colegio y la presencia de un vecino de su edad que había estado en la misma clase de preescolar. Además, se dirigía cada vez más a los hombres preguntando cuáles eran los cantantes que nos parecían guapos. Le preocupaba mucho lo que para él era una verdadera pregunta, para la que no podíamos nosotros hallar una respuesta válida.

Ante esta pregunta, en nuestras entrevistas, decido proponerle una respuesta : “Tú sabes, estamos entre chicos, te lo digo yo, los chicos se interesan más bien en las fotos de chicas”. El efecto fue hacerle reír, pero en adelante solo mostraba a los hombres las fotos de mujeres de las revistas. Fue un forzamiento de mi parte que tuvo, además, otro efecto. En la siguiente reunión interna se inscribió para decir que ya no iba a ser ni Esmeralda ni ninguna cantante. Pero cuando los otros adolescentes le preguntaron si iba a hacer otro papel no supo qué responder.

Didier se puso a hablar de su joven vecino y de las posibilidades de encontrarse con él, de hacer actividades con él. A menudo lo observaba y pedía a su madre que lo invitara, a lo que ella se negaba. Mientras que su persistente interés por el vecino se inscribía en la institución a través de su discurso, incluso con los otros adolescentes, Didier comenzó, con prudencia, a criticar a las chicas. En respuesta al “estamos entre chicos” que yo le había propuesto, nos decía a Jean-Claude, a Laurent y a mí lo molestas que eran las chicas, y que a veces eran rudas con él. Por otra parte, aunque mantenía una actitud corporal por lo menos “fluctuante”, adoptó un comportamiento más viril, alzando a veces la voz. En cuanto a su discurso crítico con respecto a las chicas, se mantenía discreto en presencia de ellas.

Límites e interés de una solución singular

En este recorrido, Didier pudo aprovechar ciertos significantes sacados del encuentro con el partenaire que representamos para él. El pasar por la escritura, en forma de tiras cómicas, le permitió apoyarse en una estructura de discurso. Del supuesto “señor” que funda para él el significante “familia”, pasando por el “chico guapo”, hasta el “estamos entre chicos”, hizo el mejor uso de los significantes de los adultos. Además, supo agregar un significante que le permitiera responder a lo que circula en la comunidad, el tesoro, en el que se puede alojar una dialéctica que evoca la falta. Esa estructura lo identifica del lado hombre, comunidad en que circula el tesoro, en oposición a un sexo otro que se presenta como el lugar donde se decide repartirlo.

Ante una fraternidad que podría evocar el mito de la horda primitiva de Freud, lo que viene a garantizar a cada quien la posesión del objeto es la palabra de la mujer. Hay que restituir a cada quien lo que le corresponde. Eso es lo que su mito trata de estructurar, barrera contra una pérdida temida.

Didier integró después una estructura de jóvenes adultos. Cuando se cruzó con algunos colegas, no deseó saludarlos y dijo : “No importa, no tengo ya más nada que decirles”. Se ha hecho su propio lugar y se presenta a los visitantes sin comportamientos ostentatorios : un chico como los demás en la institución.

Michel Grollier (Podensac – Bordeaux)






Sergej, el muchachito bailarina

A los siete años, Sergio es alejado de su familia por decisión del Tribunal de Menores, por sospecha de abuso sexual imputada al padre. Es puesto, entonces, en una institución conducida por religiosas, las cuales, muy pronto, no saben más como desempeñarse con él a causa de su comportamiento. En efecto, toca y besa a los otros niños, sobretodo a los muchachos de sexo masculino, se masturba en público, corre desnudo por los corredores, quiere vestirse de mujer, etc. Por todo esto, un año más tarde es enviado a la Antena 112 de Venecia.

Sergei y su familia

Desde los tres años de edad Sergej es seguido por el servicio sanitario porque los padres de los otros niños se lamentan por su comportamiento agresivo y erótico con sus hijos. Una pregunta que hace la madre nos sorprende: "Es correcto, para nosotros, que su marido invite a Serjei a permanecer en la habitación mientras ellos estan haciendo el amor o cuando miran películas pornográficas ?". Pensamos que el padre es psicótico y que la madre seguramente también lo es.

Las dificultades de Sergej

Sergej es un muchacho de estatura media y con exceso de peso. Sorprende inmediatamente la forma de su cuerpo con connotaciones típicamente femeninas. Tiene actitudes seductivas frente a todos, indistintamente: intenta besar tanto a los niños como a los operadores, de sexo masculino y femenino, escribe declaraciones de amor sobre la arena. A todos pregunta: "Me amas ?".

Sergej no tiene ningún pudor, ni en relación a su cuerpo, ni al cuerpo del otro. Por ejempo, imprevistamente toca el pene de los operadores, el seno o el trasero de las operadoras.

Con los otros niños tiene una doble posición. Por un lado, está dispuesto a someterse a la voluntad de otro niño y a seguir a la letra aquello que éste exige de él. Sin embargo, por otro lado, hace de todo para que una niña gane en un juego o, aún, la defiende tenazmente de los otros niños.

Mira con dulzura a un operador para lograr ver su pene. Además quiere continuamente apartarse en el baño con otro muchachito y, si éste lo rechaza, reacciona violentamente.

La estrategia del equipo

El planteo que se hace el equipo no es cómo lograr inmediatamente poner un límite a los pasajes al acto de Sergej sino ceñirlos y encuadrarlos en una lógica. Estos pueden ser considerados, por ejemplo, como el efecto de una falta estructural o como la falla de un buen encuentro con un partener capaz de hacerle un puesto, en un lugar regulado.

Nuestras primeras maniobras para poner un límite a las actuaciones de Sergej, provocan en él unas violentas explosiones: "El viejo Narciso te corta el pene" grita revolcándose de un lado a otro por el piso, durante horas.

Tratando de hacer funcionar este lugar como un "Otro regulado", recortando en este Otro un puesto para el sujeto dándole un lugar a su elaboración, el equipo de operadores construye un relay (se turna, sustituyéndose alternativamente uno con otro) para encarnar la particular atmósfera de saber estar al servicio del acto de Sergej.

Un puesto parta el sujeto

Nuestra estrategia consiste en decir si a todo lo que viene de él (a sus elaboraciones, música, baile, coreografía, poesía) ateniéndonos, no obstante, a límites temporales y al lugar fijado. Este límite vale como regla in primis como una modalidad para regular al Otro.

Esto tiene como efecto el surgimiento de nuevos interés en Sergej: se trasforma en el jefe de redacción de la pequeña revista interna de la Antena 112, impresa en una única copia; recoge recetas de cocina; participa en un atelier en el cual se preparan tortas; se propone, en cuanto "anciano" de la institución, como secretario del atelier de la palabra, con la tarea de hacer respetar las reglas.

Una barra sobre el Otro

Lo sostenemos para que no esté él mismo obligado a tener que hacerse objeto del Otro. Si quiere, a cualquier costo, dar besos a los operadores, le recordamos que nos está absolutamente prohibido dar o recibir besos. Un día Sergej insiste en querer ver el pene de un operador. Este se presenta con Sergej ante el director terapéutico, el cual da una reprimenda terrible al operador. Sergej, muy impresionado, consigue así tomar cada vez más distancia de aquello que se le impone. Con un operador, Sergej se pone a leer el código civil, en particular la ley sobre la pedofilia y los actos obscenos.

Se siente amenazado por la llegada de un nuevo niño y se queja de que nadie más lo quiere. Los operadores se ponen de acuerdo, en su presencia, para que esto llegue a oídos del director terapéutico. Lo sostienen para que escriba una carta al director: todos deben saber esta cosa tan importante.

Al mismo tiempo los operadores se sorprenden al descubrir que Sergej se trasforma: prepara la pizza, introduce una nueva música y es más aplicado en la escuela.

Las elaboraciones de Sergej

Al comienzo Sergej se presenta diciendo a todos: "Yo soy una bailarina". Recorre la casa llevando una valijita llena de cassettes de música. Escucha por todas partes y continuamente sus cassettes, poniéndose a bailar y buscando hacer entrar a las operadoras en su danza, enseñándoles las figuras y los movimientos. En un Atelier denominado "Vamos al mercado", que se desarrolla fuera de la institución, Sergej mendiga sin parar cassettes de música, pulseras, collares, perfumes, patatas fritas.

Después de haberlo discutido en el equipo decidimos crear nuevos ateliers, un atelier de música y uno de danza. Esta es una maniobra que permite recortar un tiempo y un lugar para recibir la elaboración de Sergej como sujeto. La misma además permite que en este tiempo y en este lugar él pueda encontrar "su puesto" en un "partener propio".

Todos los viernes se hace el "atelier ballet", en el cual participan algunas operadoras y unas niñas (sus girls) con quienes pone en escena las coreografías que inventa y que, luego, serán presentadas en las fiestas de la institución.

En estos diferentes ateliers Sergej elabora su saber sobre el amor, sobre la maternidad y sobre la relación entre los sexos. Por ejemplo, explica "cómo queda embarazada una mujer". "Una mujer queda embarazada sólo si se hace un análisis de sangre".

Más avanza el trabajo en los ateliers, más propenso "parece" Sergej a asumir roles masculinos. Por ejemplo, ahora quiere devenir coreógrafo y ya no bailarina; quiere ser jugador de fútbol y no más comedora de fuego. Sin embargo, aún imita personajes femeninos de la televisión, se toca los "senos", se mete dos naranjas para que parezcan más grandes.

La demanda de los padres

Si bien Sergej elabora y trabaja en la institución, en la casa se torna cada vez más prepotente; hace todo lo que quiere; cada vez come más; de noche mira películas pornográficas en su habitación, se masturba constantemente. Llega cansado a la Antena, con ojeras, se niega a todo lo que le proponen los padres, dice que ellos no lo quieren más y que, por ello, él puede hacer todo lo que quiera.

Tenemos la impresión que el trabajo que Sergej hace en la Antena se deshace en la casa. Los padres se sienten impotentes en la gestión de la violencia del hijo y no pueden más. Ellos piensan que Sergej no tiene límites. Sin embargo siguen teniendo confianza en el equipo y nos demandan que Sergej pase a un régimen residencial durante la semana. Aceptamos el pedido pero solamente después que Sergej ha expresado su consentimiento.

Una elaboración que se inscribe

A partir de este momento Sergej se pacifica: está mucho más tranquilo, relajado y no toca casi más ni los operadores y ni a los niños. Si lo hace, es sólo con las personas que vienen por primera vez a la institución, como para verificar si también ellos están sometidos a las mismas reglas que los operadores.

Propone la creación de un nuevo atelier, "el cuerpo humano", que pide realizar con un operador en particular, con quien habla de los problemas que más le urgen: estudia la anatomía del cuerpo humano, la diferencia sexual entre el hombre y la mujer.

Por ejemplo, para decir "hacer el amor" Sergej usa la expresión "pinchar juntos". Esto para él significa "poner el pene entre las tetas de una mujer". Nos explica que "pensar en el pene de algunos operadores me hace sentir, dentro de mi, algo que me tapa y me llena hasta el cuello. Si tú me mostrases el pene, me sentiría más liviano y nacería en mi una frescura burbujeante, que me haría sentir más libre. Si me lo muestras, me sentiría libre hasta el pecho; si, en cambio, me lo dejases tocar me sentiría libre hasta el cuello."

Además explica que "mostrar el pene" no es un hecho sexual como, en cambio, podría ser el tocarlo. Mostrar el pene a otro es la mitad contra la ley y la mitad según la ley. Un día Sergej dice al operador: "Rompamos la ley durante dos minutos y después pegamos los pedazos y la rearmamos".

Finalmente él nos dice: "Sé que soy de sexo masculino y pienso que soy homosexual, pero me gustaría ser una mujer".

Los efectos de la inscripción y la socialización

Desde que Sergej está a tiempo completo en la Antena, pide irse a la cama temprano y duerme toda la noche. Va a la escuela y, por primera vez, se preocupa en hacer bien las tareas: quiere pasar los exámenes de la tercera media. Piensa en su futuro y dice que quiere inscribirse en una Escuela superior de hotelería porque quiere ser cocinero. Esto le garantizará una "vida más tranquila que la de los padres".

Ahora es un jovencito estudioso, sociable y también cuidadoso de su higiene personal, considerando que antes era el niño que todos evitaban porque olía mal.

Algunas puntuaciones finales:

1- El caso de Sergej presenta tres faltas estructurales: la falta del velo fálico del pudor; la falta, en consecuencia, de la represión; la falta de una identificación sexual. Por ello Sergej se encuentra sin el punto de capitón del sinthoma paterno, Po, y sin la significación fálica, Phio, con la cual un sujeto se orienta en la sexualidad2. "Bailarina" es una significación de suplencia a partir de la cual Sergej continúa elaborando su saber.

2- Sergej está por la labor, como respuesta del real, para lograr, mediante sus maniobras de autoterapia (los rasgos de perversión), suplir la falta de la clave fálica. Lo hace a través de un "empuje a la mujer", como falo en lo real.

3- Si bien Sergej parece querer identificarse con posiciones masculinas, coreógrafo o cocinero, éstas parecen más conectadas a un querer sorprender el saber del Otro que a una posición masculina: él nos sorprende con sus invenciones siempre nuevas, ya sean coreografías o creaciones culinarias.

4- En efecto, si antes Sergej se situaba en el pasaje al acto sobre el cuerpo del Otro, ahora se posiciona de otra manera en relación al Otro y a su saber: él opera para sorprender el saber del Otro. Los operadores se prestan a decir sí al sujeto diciendo sí a su operación. Al mismo tiempo, los operadores se sostienen uno con otro para que el efecto de sorpresa sobre sus saberes, provocado por las iniciativas de Sergej, rebote entre ellos.

5- A través de los padres, un invasivo "hay relación sexual" viene transmitido a Sergej. El lugar que Sergej intenta recortarse en el Otro como sujeto, es el efecto de la elaboración que trata de realizar. Una elaboración de saber que introduce una discontinuidad en lo real, en el cual se encuentra perdido. Esta elaboración tiene por efecto extender un pequeño velo sobre la existencia de la relación sexual, encarnada por los padres.

6- La demanda de amor de Sergej es la demanda de tener un "puesto" en el Otro regulado, para ex-istir a la relación sexual.

7- Cuando expone sus concepciones sobre la sexualidad, él manifiesta la puesta en juego de una función de apelación al falo.

Martin Georg Egge (Antenne 112 – Venise)






Una versión del sin Edipo : Paciencia

Paciencia es actualmente una joven cuya entrada en la psicosis es sensiblemente contemporánea a su entrada en la vida.
Hasta la edad de 20 años, su vida se ha fundido en el molde de las formas de asistencia a los padres de niños minusválidos. La persistencia de los síntomas, desesperante para las personas de su entorno, afirmaba la elección del sujeto de rechazar de pasar por el padre y por el Otro.
Paciencia no habla. Nunca lo ha hecho, ni siquiera como eso sucede, bajo la forma de un retiro definitivo después de un comienzo tímido de la palabra.

¿Cómo pensar la cuestión del sexo de un sujeto tal?
El Encuentro de hoy viene al punto para darnos la ocasión de anticipar, aquí, la respuesta que Paciencia nos enseña. ¿Cuál es la fuerza que nos ha sustentado durante los largos años en que nos hemos ocupado de ella? Nuestro deseo decidido, sin ninguna duda! ¿Pero que sería de él sin una respuesta en el otro? Nuestra convicción se ha hecho de constatar la presencia de una voluntad de vivir manifiesta en ella, pero de tal manera frenada por una multitud de inhibiciones, que la hacen moverse con lentitud entre los otros y buscar el apoyo indispensable que es, para ella, un brazo caritativo. Esta condición de existencia ha prevalecido sobre nuestra decisión en cuanto a la estructura clínica.
Paciencia tiene que ver con un Otro aterrador.
Ella tiene la noción del otro que evita y del cuál se protege utilizando el apoyo de un brazo condescendiente.

Durante muchos años se había quedado encerrada en una presentación muy pueril.
La primera imagen que ha dado desde su admisión, ha marcado las mentalidades y ha sido la de un sujeto de baja estatura, a pesar de sus 16 años, sentado en el suelo, como un niño incomodado más bien que ocupado con los utensilios que los adultos han puesto en sus manos.
La imagen de un niño sentado delante de un montículo de arena, dándole la espalda. Con esta imagen, Paciencia presenta al otro, un desplazamiento, un anacronismo, algo que no es ya, ni de su edad ni de la nuestra y que le sirve de envoltorio.
Así la encontramos, a menudo sola, sentada en el suelo, en lugares de paso (adentro-afuera), manipulando objetos, botellas, zapatos, que llena con piedras, tierra, pan, papel y recubre de agua. Ella hace trasvasamientos, llenando, vaciando, separando el contenido de los recipientes que pone en una cesta que conserva consigo. Los desplazamientos de Paciencia están ligados a esta doble condición, la del brazo caritativo y lo de la cesta llena de sus objetos, permitiendo así, un cierto vínculo social, limitado!

La llegada inesperada de un otro es una intrusión que desencadena una respuesta, desde hace mucho tiempo idéntica, hecha de gritos, de mordiscos sobre ella misma o sobre el otro si éste se acerca demasiado, hecha de fuga, de desgarro de la ropa, principalmente a nivel de la parte superior del cuerpo.

Paciencia es sensible a un cierto uso de la palabra sin sentido, canturreada por la persona que la acompaña. Esta palabra más que interpretativa tiene un efecto apaciguador en particular en las situaciones de separación y de pérdida.
Paciencia se interesa particularmente por los insectos, las minúsculas partículas de polvo y los puntos negros que ahuecan una superficie y que captan su mirada. El encuentro con estos objetos del mundo la inmoviliza , le arranca grandes “a-a-a” sonoras en el momento en que los muestra con el dedo, no sin un cierto júbilo al tratar de atraparlos ella misma o instrumentalizando la mano del que la acompaña a la que dirige unos “aka-aka-aka”.

Paciencia también tiene dificultades cuando la ponen en presencia de los alimentos lo que vuelve muy problemático el curso de las comidas, principalmente el desayuno.
La llegada de los platos a la mesa ahuyenta, literalmente, a Paciencia que derrama todo sobre ella. Esta actitud requiere un acompañamiento minucioso para que Paciencia termine por domesticar el objeto y alimentarse.

En un primer tiempo, la permanencia de Paciencia en el CTRN ha permitido, gracias al acompañamiento y a los encuentros regulares con un analista, mejorar las condiciones exigidas para afrontar la prueba de la separación, reforzar el vínculo social y reducir sensiblemente las manifestaciones de intrusión, casi constantes al principio.
La partida del analista de la institución ha parecido, un tiempo, comprometer estos resultados. Paciencia desde esta partida reserva para sus padres las crisis que le ahorra a la institución. Ella toma un tiempo antes de consentir, de nuevo, a ser recibida por un analista.

Actualmente, Paciencia toma un objeto personal a cada pensionista del grupo que la acoge, para meterlo en su cesta: una sábana, una toalla, un pantalón de pijama, un guante doméstico, una página escrita...
Con esta actividad de recolecta, que a menudo le causa problemas, ya que no es siempre bien aceptada por los demás, ella se constituye su Otro a partir del ensamblaje de elementos heteróclitos, que son significantes que no tienen otro vínculo entre ellos que el de ser depositados en pila dentro de ese receptáculo que Paciencia se ha inventado.

Entre estos objetos, las botellas de plástico le sirven desde hace mucho tiempo, para realizar las operaciones de llenar, vaciar, filtrar que tienen lugar con piedras y agua. Esta maquinaria elemental, un poco especial, ha revelado su verdad el día en que la metimos en relación con la actividad del padre de Paciencia que trabaja en una estación de depuración. Como su padre, Paciencia filtra agua todo el día. Con este hallazgo, ella ha construido un montaje identificatorio. Paciencia toma un elemento del padre y a él se identifica.

Esta identificación no es, sin embargo, tan rígida como podríamos creerlo. En efecto, la inclusión de los objetos tomados a los otros pensionistas ha sido continuación de la casi desaparición de las piedras. Sólo quedan las botellas de agua, pero vacías. Esta modificación del material de filtración parece ser la traducción de un aflojamiento de la identificación al padre. Este último ha sido jubilado. Paciencia ha registrado este cambio y ella misma se ha jubilado de su actividad de filtración.

El grupo con el que Paciencia convive constituye para ella una especie de Otro, más bien real. Los elementos que toma cerca de cada uno de los pensionistas, con los cuales llena su cesta, son tantos objetos reales, tantos S1, bajo los cuales ella se sitúa. De este movimiento identificatorio a un nivel real, el sujeto saca poco para darle a su ser consistencia. En efecto, ella está limitada, por lo poco de sujeto que puede ser, a encarnar un objeto real de goce. Esta identificación la “cosifica”. Podríamos decir que la sustitución de las piedras por los elementos tomados a los demás, es en términos edipícos, la traducción de la sustitución de los objetos familiares por los objetos sociales que marca el cambio de "investissement" de los objetos libidinales de la infancia a la edad adulta.

Por otro lado, menos tranquilizador, Paciencia es presa de cóleras que se manifiestan siempre de la misma forma : un elemento externo (una mirada, una palabra que prohíbe...) que viene a hacer fractura en esta actividad identificatoria provoca una irritación que se manifiesta como un llanto lancinante que se transforma en gemidos y luego en gritos que aumentan de intensidad hasta el desenlace que consiste en desgarrar la ropa de un mordisco seco, despechugante, dejando al desnudo sus senos erguidos. Esto siempre cae justo sobre la pechera! En estos momentos particulares que se repiten de manera ineluctable, Paciencia parece sometida a algo mas fuerte que ella, a lo que no puede resistir y que es al mismo tiempo resolutorio puesto que en tal caso, se obtiene un sosiego, una sedación de la tensión. Una satisfacción es obtenida de la realización de este acceso que puede ser calificado de orgasmico.

Este aspecto que la deja sin recursos por el lado paterno – por defecto de la identificación – la empuja a realizarse como objeto de goce de la madre. Para ser más preciso, ahí ella está en posición de objeto en el fantasma de la madre, sin la mediación pacificadora de la función paterna.
¿Cómo refrenar esta identificación al objeto real de goce? ¿Cómo poner borde cuando el carácter fálico vinculado a la infancia, a la pequeña, se desvanece de la misma manera que la significación cuando esta joven se convierte en mujer? La tentativa de dibujar un borde, dando un rodeo por la escritura y la toma diaria de notas no ha dado grandes resultados.

Es el encuentro de Paciencia con una educadora manifestando un deseo decidido que ha permitido de descubrir el carácter sexual de un buen número de comportamientos del sujeto. Primero se distinguió un nuevo elemento: cuando Paciencia agarra una partícula minúscula de polvo, ella es invadida por un goce intenso y pone la mano en su sexo. Una asociación de deporte adaptado se creo en la institución. La educadora decidida desea que Paciencia participe y llama a la madre para pedirle su acuerdo. Como de costumbre la madre espera que le den cuentas de lo que no va bien con su hija. La educadora no contesta. Ella trata con su proposición más bien de valorizar el cuerpo de Paciencia de otra forma diciéndole a la madre cómo la joven puede tomar parte de esta actividad. Una relación imaginaria se instaura entre la madre y la educadora. Ella permite a Paciencia de tener otro puesto, sacándola de una relación devastadora al superyó. A la figura del niño que uno esconde se sustituye la figura de la joven que puede comportarse correctamente. Podríamos decir, que en lugar de la fragmentación del objeto se constituye el uno imaginario del cuerpo.

La instauración de esta relación imaginaria y el clima de confianza que se instala permite a la madre de confiarse. Ella hace confidencias de la relación intima que mantiene con su hija, permitiéndonos de ubicar mejor el puesto que viene a ocupar Paciencia para ella. De esta conversación podemos extraer tres puntos: ella le pone pañales a su hija de noche ; en la mesa ella atavía su hija con una especie de babero ; Patience nunca abandona su cesta en la casa sino, es la crisis. Librando “sus pequeños secretos”, la madre de Paciencia lo que nos dice es cómo sabe hacer con el goce desenfrenado. Ella no se para de tapar el hueco, la abertura que firma para ella, el surgimiento de un goce loco que se las traga a las dos en un abrazo y una devoración infinitas donde no se sabe más, quien muerde la otra quien se alimenta de la otra. El seno aparece como una boca que se devora ella misma.

En el mismo lugar del hueco, de la mordedura que convoca a una fusión mortífera, surge un objeto, el seno, un objeto positivado que no marca la castración y que efectúa una localización del goce. Mientras que la madre trata por todos las medios de cubrir, de tapar este objeto que tiene función de separación, Paciencia, se ensaña a desnudarlo, a hacerlo surgir. Es verdad que ella lo ofrece a la mirada del otro, pero antes que nada, hace de él un uso personal. Es lo que nos probara un hallazgo de la educadora. En el momento en que ella cosía “pompones” sobre su ropa al nivel del pecho, Paciencia podía ponerse a acariciarlos quedándose tranquila y hasta se podría decir saciada.
Como ella no dispone del recurso al S2, para parar el goce que la sumerge, es sobre su cuerpo que ella va ensayar de realizar un tratamiento tomando ella misma y sobre ella misma un objeto, el objeto oral: el seno, para así limitar el goce.
El seno aparece ahí como una zona erógena, autoerótica, pero que localiza el goce. En esta tentativa de darse a mamar ella misma, ella nos indica que es a un goce autoerótico y no falicizado al que ella recurre para limitar el efecto de objeto ofrecido al goce de la madre.

Es tomando en cuenta la sexualidad, en un sujeto para el cual esta cuestión no es para nada evidente a nivel fálico, que nosotros podemos proporcionar una mejoría a Paciencia así que a las personas de su entorno.
La enseñanza, que Paciencia nos transmite con su invento, saca a relucir un tratamiento en la ausencia del significante separador, por el objeto. Desde luego, no se trata del objeto condensador de goce incluyendo la castración sino del objeto autoerótico, el objeto tomado sobre el propio cuerpo del sujeto, por su poder de localización, es verdad parcial, pero que permite una recuperación de goce del que es testigo la satisfacción, ahí donde el sujeto está librado como objeto al goce del Otro.

Hervé Damase (CTR de Nonette – Clermont-Ferrand)






Cortarse del cuerpo del Otro

Angélique es una joven de unos veinte años de edad residente desde hace cinco en el Courtil luego de haber ido y venido incesantemente entre su familia y diversas instituciones, hospitales y familias adoptivas. Angelique no ha podido nunca vivir con su familia más allá de unos cuantos meses seguidos sin encontrarse en un estado físico y mental catastrófico, pero su internamiento en una institución, pensado con el objetivo de separarla de su medio considerado patógeno, no surte el efecto tranquilizador buscado. « Anorexia » y « auto-mutilaciones » responden a un fuerte sentimiento de indignidad que le provoca el sentirse reducida a un estatus de « robot de su madre », idea que surgió en ella a los trece años de edad. Llegó acompañada de un diagnóstico de histeria y de un expediente social dando cuenta de la sucesión de esfuerzos vanos por discernir lo verdadero de lo falso, por recuperar la cronología de los distintos sucesos de su historia, por restaurar la causalidad social y cultural de todos sus trastornos, por comprender así los repetidos fracasos de los proyectos razonables a los que Angélique se había adherido con entusiasmo.

Trece años es la edad en la que, de acuerdo a la madre, tuvo lugar en el comportamiento de Angelique un vuelco sobre el que no tenemos mucha información. Hasta ese momento, recuerda su madre, Angelique no hacía ningún pedido (« nunca debía llamarla, puesto que siempre estaba ahí ») y se negaba a comer. A partir de los trece años hasta ahora, Angelique no cesa de dirigir a su madre reproches lancinantes: haberla reducido a la esclavitud, haberla robotizado, haberla hecho padecer hambre, negarle un lugar en la familia. Ella denuncia la significación mortífera al que se reduce todo el discurso materno y se escandaliza de la ignorancia del alma humana que demuestra su madre en la educación de sus hijos. El lugar de Angelique en la historia de la familia no ha encontrado nunca un espacio en el que inscribirse. La abuela paterna pondrá en duda la paternidad de Angelique y no la reconocerá como la hija de su hijo. La madre le repetirá que ella nació en el momento equivocado y que ella « alzó los ojos hacia otra mujer que no era ella », perdiéndola así para siempre (en ese momento la madre evoca en ese momento el haber colocado a Angelique en casa de una tía materna) y el padre, intentando un día defenderla, no encontrará otra frase más que : «no se golpea a un robot », lo que hace decir a Angelique : « Cuando él me defiende, es peor ». Son estas apenas las palabras que pautan la no-historia de Angelique tal como nos fue relatada a su llegada al Courtil. Su madre es la figura única hacia la cual todo converge siempre. Es a una « complicación con su madre » que Angelique atribuye su admisión en una institución y, de manera general, ella admite que lo más importante en su vida es lo que sucede entre ellas. Su dolor es un « mal de madre », una herida profunda abierta permanentemente. Este « mal de madre » no es en absoluto una metáfora y son dolores muy fuertes los que la aquejan. En una palabra, tanto la cohabitación como la separación son de igual manera infernales tanto para la una como para la otra, y esto desde siempre, pero no es sino a partir de la edad de trece años que Angelique presenta un estado en el que dominan vivos sentimientos de indignidad dolores insoportables y trastornos de la imagen del cuerpo. Por su lado, la madre la considera « muerta » para ella y para la familia cuando no está presente a su lado y profiere con regularidad: « Aun muerta tú serás siempre mi hija ». Ella sabe que ella es lo que hace falta a su hija y no admite nunca la idea de que le pueda venir espontáneamente el deseo de mantenerse alejada de ella. Su certeza delirante e inquebrantable se apoya en la manipulación de que es objeto su hija, consistente en alejarla de su madre en contra de su voluntad. Desde su entrada al Courtil no podemos más que constatar que la relación es infernal: los anatemas más virulentos son letra muerta y las palabras en apariencia más anodinas desencadenan catástrofes subjetivas y deterioro corporal. Los intentos de separación fracasan. Angelique no cesa de provocar la paranoia de su entorno con llamadas telefónicas que sabe que terminarán en un secuestro organizado en familia y, tan pronto llega a casa de sus padres no cesa de exigir al Courtil su reintegración inmediata. En una búsqueda mutua continuamente fallida, infernal, se suceden declaraciones de amor recíprocas y denuncias delirantes, teniendo todo esto como resultado para Angélique una alternancia de dolores atroces y de sentimientos de desvitalización.

El pensamiento, la voz, el dolor, la herida

Si a pesar de su deseo de mantenerse alejada de su madre y del apoyo recibido de nuestra parte para lograrlo el alivio no se produce, es sobre todo porque su madre la acompaña en sus pensamientos. No es tanto la presencia o la ausencia física de la madre lo que determina la alternancia de fenómenos dolorosos en el cuerpo, sino la conexión o la desconexión con la madre de sus pensamientos. Es a partir de una separación de los “pensamientos de madre” que pueden llegar los raros momentos de sosiego.

Es para tratar los dolores o las alucinaciones que ella practica entonces cortaduras que se detienen “con la primera sangre”. La calma llega cuando la sangre corre y el dolor provocado por la herida expulsa el dolor provocado ya sea por las palabras de la madre, ya sea por los pensamientos de la madre.

Si cuando está realmente en presencia de su madre, Angelique logra conectarse sólo sobre el sonido de su voz (y no sobre sus pedidos o imprecaciones), entonces ella gana algunos días de reposo. Si no lo consigue, son las cortaduras las que cual contrafuego llegan a contener los dolores. Sus comentarios sobre las cortaduras permiten entender claramente que el término de auto-mutilación debe ser tomado no como una agresión al cuerpo con el objetivo de mutilarlo o de amputarlo de algo que estaría de más, sino por el contrario en el sentido de añadir de este modo algo que falta al cuerpo, es decir, una zona sobre la cual localizar y fijar un goce no fálico. La cortadura aparece bajo esta perspectiva como una zona erógena artificial. La cortadura la “des-robotiza”, no porque al ver correr la sangre ella verifica que no es una máquina, sino porque ésta le impide sentir su cuerpo como completamente invadido o abandonado por el flujo continuo de goce que la atraviesa

Un nuevo compañero?

El predominio del vínculo a la madre era tal que cabía plantearse la pregunta acerca de lo que podría insertarse como vínculo “transferencial” nuevo en medio de semejante danza. El primer problema que se planteó fue entonces el de intentar salir de ese delirio entre dos y tratar de jugar el partido entre tres. Todo esto tratando de operar de manera que una nueva carga libidinal sea posible, sin que ésta esté calcada a partir del modelo del vínculo a la madre.

Empecemos por señalar que luego de cinco años de estancia, el predominio de este vínculo no ha sido en absoluto mermado y que hemos de luchar con un punto de fijación atemporal que, cual una onda estacionaria, marca probablemente para siempre el modo de relacionarse con el otro, y que no se puede asegurar que algún otro vínculo haya tenido lugar realmente. Si podemos escribir la historia de su relación, es en el presente continuo que hay que hacerlo. Ella encontró una fórmula para decirlo, fórmula que quiere convertir en el título de un texto: “El futuro es un largo pasado”.

Desde su llegada, Angelique tiene dos nuevas relaciones: una con un “enamorado”, otra con su “hogar”. No se trata de un hogar para alojar a un “enamorado”, sino más bien de un hogar que le permite dejarlo fuera. Angelique escogió un “enamorado” con quien mantiene un vínculo calcado exactamente sobre el modelo del vínculo a la madre. Ella lo que es todo para él y él no soporta que ella se le escape, llegando al punto de escarificar el nombre de ella sobre su torso. El la amenaza con matarse si ella lo deja y Angelique hace notar ella misma que él habla como su madre y que cuando ella piensa en él piensa en sus padres. Ella le pide no acercársele y se siente ensuciada por sus avances o sus prácticas sexuales, pero puede así presentarse como “una chica que tiene un enamorado”. Nada nuevo para Angelique en esta relación que toma rápidamente el mismo cariz que lo que ella conoce desde siempre.

¿Y qué hay del vínculo al hogar? El proyecto de hacerse compañero del sujeto psicótico encuentra ahí su momento de confirmación en cuanto a la parte más muda, e incluso opaca de esta asociación. Angelique depende de su hogar, literalmente.

Hay ciertamente una cierta restauración imaginaria del cuerpo a través de las actividades centradas en los “cuidados de belleza”, la atención dedicada a la ropa y el vestir y la frecuentación regulada de otras chicas jóvenes. Está igualmente el hecho de que nosotros no hemos buscado cueste lo que cueste hacerle abandonar la práctica de sus cortaduras ni privarla de sus cuchillos que la acompañan casi permanentemente (“por si acaso”), y que por otra parte ella ha tratado de asegurarse una presencia constante de la voz en la manera del barullo ambiente y anónimo que la relaja al punto de encontrar el sueño en medio mismo de las salas comunitarias.

A todo esto se añade un trabajo de traducción en el sentido evocado por Eric Laurent en numerosas intervenciones recientes que ha tomado en Angelique una forma muy precisa cuando ella ha empezado a catalogar, a inventariar los tics de lenguaje, los temas de predilección y el estilo propio a cada uno de los educadores, intentando cada vez que se dirige a ellos de hablarles en su “lengua”. Ella hace, si llega el caso, grandes esfuerzos para hablar la lengua de cada cual. Su intento llega a su punto límite y crítico cuando ella responde con sumisión a la tiranía de los de los significantes-amos correspondientes a cada uno de aquellos cuya lengua trata de hablar. Este trabajo busca apartarla provisionalmente de la fijación a la metáfora del tipo “Soy el robot de mi madre”, lo cual es un punto de cristalización más paranoico del que no podemos decir en este caso que constituya un avance clínico.

Sin embargo, el fracaso de sus intentos por conectarse de manera viable a la que es casi su única compañera libidinal, la imposibilidad de sexualizar otros vínculos por no tener un cuerpo, no excluyen el que ella contemple más bien separarse definitivamente de sus pensamientos a través de un paso al acto suicida si no logra, si no logramos con ella, conectarla sin interrupción a otra institución que pueda suficientemente hacer cuerpo para ella.

Philippe Bouillot (Le Courtil – Tournai)






Francesca, la chica de las partes altas y las partes bajas

Francesca, una deliciosa chica de 11 años, llega al Giovenco hace alrededor de un año.
El Giovenco es un Servicio diurno del Buon Pastore de Boloña, que se dedica a acoger niños en dificultad, y se inspira a la práctica "entre varios" de la Antena 110.

El Otro de Francesca

Francesca vive con el padre, que hace cinco años hizo internar a la madre en una clínica para deficientes. La borra de su existencia y hace que tampoco Francesca la vea más.
El padre dirige una organización de ropavejeros, que financian obras benéficas en Kosovo con su actividad.
La hermana mayor, que tiene 19 años, se fue de casa apenas pudo. Francesca la acusa de esta actitud, dice que fue un momento "muy feo" porque "me dejó con mi padre".

Los impasses de Francesca

Las dificultades de Francesca aparecen al iniciar la escuela primaria como "retraso del aprendizaje", tanto que se habla de "retardo mental". Además, sufre de "encopresis continua", por lo cual es objeto de burlas de parte de sus compañeros y así se aísla del todo.

A causa de estas dificultades los Servicios Sanitarios derivan a Francesca a instituciones educativas o terapéuticas. Proyecto que fracasa todas las veces porque los educadores o los terapeutas chocan con el saber del padre, para el cual estas instituciones son incompetentes.
Francesca tiene dificultades, sobre todo, con el cuerpo y con sus compañeros.

El cuerpo y el saber del padre

El esfuerzo educativo del padre está centrado en el cuidado del cuerpo de Francesca. Sus disposiciones "en términos técnicos" son obligaciones para ella. Se abstiene, murmura: "no está permitido". Todas las noches se siente "obligada a contarle todo". Pero por otra parte, Francesca dice: "mi padre se fía sólo de mí. Su único punto de referencia soy moi 1 ".

El padre la somete a muchas visitas médicas: oculista, neurólogo, tomografìa computada a la cabeza, psiquiatra. "Vamos a ver qué hay adentro de esta cabecita!". A Francesca no se le escapa que la somete a las mismas visitas de la madre. El padre busca en ellas los signos de la enfermedad cerebral de la madre.

Sin embargo el padre no nos habla nunca de la encopresis ni de las dificultades de Francesca para orinar.
Francesca retiene la orina, se queda como clavada en una silla, con las piernas apretadas, enrojeciendo por el esfuerzo. Por la tarde, la orina empieza a escapársele.
Usa bombachas absorbentes que producen mal olor y la orina le moja los pantalones. Esto la expone a las injurias de los chicos y desencadena sus ataques sexuales.

Objeto de burla de los compañeros

Sus compañeros se burlan de ella. Los operadores tienen que intervenir entre ella y los chicos que la tocan, imitando el coito. Ella no sabe defenderse, los deja hacer. Para poder estar con las otras chicas, Francesca se hace su "trapo de piso".

Se exhibe frente a los chicos haciendo ejercicios gimnásticos. Cuando ve un chico, se sobresalta, embelesada. "Yo me emociono cuando... veo un chico", dice a la operadora, que le pregunta: "Cuando ves uno lindo?", "No, todos, todos!"

La estrategia del equipo :

- Con el padre

Desde el primer día el padre nos da sus prescripciones educativas para el "funcionamiento" de Francesca. Le aseguramos que lo tendremos en cuenta y le presentamos nuestro "proyecto de trabajo" en el cual detallamos nuestras obligaciones.
De a poco, el padre nos delega funciones que parecían irrenunciables, como las relaciones con la escuela: "Ocúpense Uds.!" nos dice. Después empieza a pedirnos que tratemos la "agitación" de Francesca: "Vean Uds. cómo tranquilizarla".

Francesca, entonces, se permite algunas libertades, pero después está angustiada, porque se siente obligada a decirlo: "Lamentablemente me llevo muy bien con mi padre". Gianni, un operador, le dice que él se hara cargo de sostenerla en lo que quiera decir.
Finalmente nos sorprende diciendo: "Mi padre me toca la cabeza, dice que tengo fiebre, me obliga a quedarme en casa." Y después dubitativa: "Pero para decir que uno tiene fiebre no hace falta un médico?"

- Con un decir que no al abuso del Otro

El chico que más se burla de ella, que la sugestiona por sus rasgos perversos, la lleva a imitarlo: Francesca se hace el cerdo, gruñe, junta fotos de cerdos. Dice: "Soy una cerda".
Cuando Francesca está expuesta a las burlas, los operadores intervienen significándole que es su deber ayudar a los chicos a respetar a las mujeres.

Haciendo sitio a su decir en distintos lugares :

- En el auto

Cuando Francesca está sola en el auto con los operadores, aparecen con mayor intensidad sus dificultades y sus invenciones. Pero depende con quién está.
Cuando está sola con una operadora, Francesca habla sin parar. Cuando está sola con un operador, su palabra se vuelve espasmódica hasta el punto de provocarle dolores al bajo vientre. Cinzia trata de detener esta deriva diciéndole que es su deber escuchar lo que dicen los chicos y que ellos pueden decir todo, pero no están por ello obligados a hablar.
Cuando está sola con un operador, su palabra se transforma en un espasmo. Se queja de espasmos al bajo vientre, tan dolorosos que la hacen gemir. Gianni le propone que se pase al asiento de atrás, de modo de sustraerla a su mirada y colocarla a distancia de su presencia física.

Es así que, con Bárbara, Francesca se inventa un lugar para hablar. En el auto con Bárbara, Francesca se queda sentada atrás, donde imita personajes femeninos famosos. La operadora tiene que adivinar "quién es?" pero puede ver las escenas solo de modo intermitente en el espejo retrovisor. Es en estos "ateliers itinerantes" que empieza a hablar de la madre.

- En el baño

Con la misma lógica Bárbara se hace partenaire de Francesca angustiada porque tiene que orinar. La operadora le propone acompañarla al baño en horarios fijos, con la condición de esperarla afuera y de hablarle. Asegurándole, además, que los chicos no le harán bromas pesadas.

- En la escuela

Francesca está angustiada ante la idea de quedar abandonada en la escuela. Si a la salida de la escuela no ve enseguida al operador, se precipita a llamar por teléfono al padre para que vaya inmediatamente.
Interviene la directora para garantizarle que ella misma se ocupará de que los operadores lleguen puntuales a la cita. Después de esta intervención Francesca transforma la salida de la escuela en una maniobra irónica. En efecto, verificando con un rápido atisbo la presencia del operador, Francesca no lo mira, no da señales de haberlo visto. El operador, a su vez, se queda en su lugar, no la solicita con la mirada, no toma ninguna iniciativa. Todos los días Francesca se queda 2 o 3 minutos conversando con los compañeros. Después, cuando decide que llegó el momento, saluda alegremente al operador y sube al auto.

- La tarea

Al principio, Francesca se niega a que los operadores la ayuden a hacer la tarea porque "sólo su padre sabe hacerlo". La situación se desbloquea un día que Francesca, angustiada, tiene que hacer un dibujo "libre". Desconcertada, pide ayuda a la operadora. Bárbara le propone que haga una lista de los tipos de dibujo que conoce. Menciona: "geométrico", "con modelo"..., y concluye: "Ah, libre, lo que se me pasa por la cabeza!"
Se pone a trabajar y realiza un dibujo titulado "Lo que se me pasa por la cabeza". Se representa con una cabeza con forma de pelota, las letras del alfabeto como cabellos, y el cuerpo con un remolino ondulante de letras, todas con alas, con el comentario: "Se vuelan". Todo bajo un cartel: un libro abierto en el cual están escritas las ondas con las cuales escribe la voz que dicta. A veces, en efecto, se lamenta por algunas palabras que le llegan como impuestas.

Bárbara propone el laboratorio: "Actuaciones y personajes": "Hoy, durante la tarea, podemos hacer como en el laboratorio de personajes?" "Yo era la maestra!" responde Francesca, y mirando el cuaderno: "Hoy, señora Bárbara, - dice con severidad - esta chica tiene que hacer un resumen escrito".
Así, día a día, ironiza sobre la "maestra de la tarea" y puede decidir si hacer la tarea, o las adivinanzas sobre mujeres famosas, o, finalmente, hablar de la madre.

La elaboración: un velo que se pone o se saca

Después de algún tiempo, el padre nos dice: "La veo mejor a Francesca". También los maestros notan cambios. Cómo explicarlos?

La elección de un partenaire

Francesca hace de Cinzia, la operadora que enuncia con mayor energía su derecho de quedarse callada en el auto, su primera partenaire. El equipo deja que Francesca elija a quién hablarle. Durante algunas semanas habla solamente con Cinzia. Después empieza a hablar también con los otros operadores, pero con modalidades y tiempos particulares para cada uno.

La cuestión de la sexualidad

Vuelve de la escuela muy turbada. "Hoy hice gimnasia-fica2 " dice a Cinzia. Francesca se queda desconcertada por lo que ha dicho. Más tarde, haciendo la tarea, hace notar "cuántas palabras contienen fica"
Francesca se interesa en Cinzia, en su ropa, en su peinado... semblantes femeninos. Después le pregunta por sus amigos, y finalmente le pide que le hable de sus relaciones amorosas.

Francesca habla de su cuerpo introduciendo una distribución entre "partes altas" y "partes bajas".

El velo sobre el cuerpo

Un día que Cinzia tiene puesta una falda, Francesca se da cuenta enseguida: "Hoy te pusiste la falda!" "Ah, sí?" contesta distraídamente Cinzia, mientras sigue preparando el almuerzo. "Pareces una tonta!" "Ah, sí?" "Yo no me la voy a poner nunca!". En efecto Francesca empieza a ponerse una vistosa envoltura de pulóveres y bufandas enrollados alrededor de las caderas.
Al mismo tiempo desaparecen los comportamientos en los que se hacía la cerda.

Descubrir el saber sobre la madre

Empieza a hablar de la madre en el auto, después de un control preliminar: "Tú no conociste a mi madre?". Las operadoras la escuchan, se muestran sorprendidas, pero tratan de no mirarla con el pretexto de que tienen que prestar atención al tráfico.
A veces se queda callada. Y las operadoras la dejan en paz.
Durante el primer período Francesca habla de la belleza de su madre, del cabello rubio que le gustaba acariciar. Termina cada vuelta del discurso con "mi madre está enferma".
Después empieza a hablar de sus crisis, antes de la hemiplejia que tuvo hace cinco años.

Las medicinas

Su madre no quería tomarlas. "Las escondía en los cajones más ocultos. Pero así se ponía furiosa... rompía todo...".
Retoma muchas veces el discurso, hasta que dice: "Hay algo de mi madre que mi padre no me dice!" Bárbara le pregunta cómo lo sabe. "Me contó del infarto, de la hemiplejia, pero todas esas medicinas??". Finalmente concluye: "Hay algo que mi padre sabe de ella y no me lo dice".

Los trajes de la femineidad

Cuando empieza a decirles a todos que su madre está muerta, su discurso se desplaza a la "tía", la nueva compañera del padre.
Al principio Francesca habla con desconcierto de esta mujer, que ahora ocupa el lugar de la madre, como de la "hermana de la madre". Nos habla de sus ausencias, después de las peleas con el padre.
Cuando la "tía" se va, Francesca habla de ella como de "una amiga querida". Cuando vuelve, se pregunta sobre los semblantes de su mascarada femenina. "Ella era modelo y bailarina. Usa velos de vestidos, de noche también. Usa siempre tacos altos... hasta cuando nieva".

El amor

Ahora Francesca "se emociona" por un chico que ve en la escuela, el más deseado por las compañeras. Por primera vez Francesca ha elegido.
Interpela a las operadoras preguntándoles cómo presentarse al amado, cómo vestirse de chica. "Ayer lo vi, pero no quise hacerme ver...". Nunca tiene el vestido adecuado. "Lo llamo por teléfono, pero después le digo que soy... quién? Puedo decir: soy la hermana de Federico?". Federico era el chico que más insistentemente se burlaba de ella y ahora adopta modos un poco más caballerescos.

Algunas consideraciones

1. Francesca se encuentra con un padre que está fuera de la función paterna, un padre-educador, que si se sinthomatiza con el Kosovo, sin embargo hace del cuerpo de Francesca el objeto de goce de su saber. La falta del punto de capitón explica en Francesca la presencia del fenómeno de las palabras impuestas, los disturbios de lenguaje, un cuerpo devastado por el goce, un cuerpo privado de significación fálica.

2. Francesca ya está trabajando para tratar su cuerpo con la tentativa de una versión de separación. Se opone a perder algo de su cuerpo, pero consiente a existir alienándose completamente en el saber paterno, en una posición erotomaníaca; alienándose en la identificación imaginaria al "cerdo", haciéndose objeto sexual de los compañeros. Sin olvidar la distribución que Francesca introduce en su cuerpo (partes altas, partes bajas). Podríamos leerlo como una discontinuidad que trata de introducir en su Otro como cuerpo? Entre las partes altas de las cuales se ocupa el "saber paterno" y las partes bajas cuya regulación queda a su cargo?

3. la apuesta, para el equipo, es de lograr ganarse la confianza del padre, que ha pasado de la posición de "dar directivas" a la de "delegar" hasta llegar a "pedir" que nos ocupemos de su hija, incluyéndolo en nuestro trabajo como "sujeto". El acto de hacernos "sensibles a su decir" tuvo el efecto, para él, de "distraerse del saber" sobre su hija.

4. La estrategia una del equipo encuentra aplicación en las particularidades y en las tácticas de los operadores, que a su vez son efecto de una política calculada y verificada en la reunión general. La apuesta fue la de lograr, entre varios, encarnar esa "atmósfera"3 de estar "atentamente distraídos" y "rigurosamente reglados en el saber", como dicen nuestros colegas de la Antena 110, para poder prestarnos a que Francesca nos hiciera sus partenaires en los lugares más impensables (auto, baño, escuela, atelier, cocina...) para que a través de su elaboración, se posicionase nuevamente en relación al padre, en relación a la madre, pero en particular en relación a la sexualidad y al amor. Francesca ha encontrado en el padre un primer y único partenaire no reglado. En el Giovenco se dirige inicialmente a una operadora, como "partenaire de emergencia". Para después pasar, en un segundo tiempo, de un operador a otro. Encuentra un partenaire plural, pero uno en la estrategia. Es la condición para que el deseo pueda circular.

5. Una particularidad de este caso es que Francesca busque un Nombre del padre del lado de la madre. El hallazgo del significante "medicinas" sitúa un punto de no-saber del Otro paterno, y abre a continuación la cuestión de la sexualidad femenina.

6. La cuestión de la sexualidad se presenta en diferentes tiempos: Francesca se hace objeto del capricho del Otro (se hace el trapo de piso de todos); después se defiende, con un "velo de olor"; en un tercer tiempo, sostenida por los operadores, llevando un velo real sobre su cuerpo (los pulóveres...); en un cuarto tiempo, asoma la posición femenina de la madre, la de la tía; finalmente, en un movimiento amoroso hacia el Otro, Francesca busca un "nuevo velo" (Quién soy?") gracias al cual presentarse a su amado.

Daniele Maracci (Giovenco-Le bon pasteur – Bologne)

Notas:

1. N. del T.: en francés en el original
2. Gimnastica-fica: fica, en italiano, es el nombre vulgar del genital femenino. El juego de palabras es intraducible.
3. (1) Antonio Di Ciaccia, « Un institution et son atmosphère », Préliminaire, 12, pàg. 21-26.






Él o ella?

Presentaré el trabajo de Cindy, una niña de ocho años en su búsqueda de los significantes niña o varón.

Cindy llego a Bellefonds en septiembre de 1999, a la edad de seis anos. Desde el principio remarcamos su delgadez - Cindy es anoréxica - asi como sus trastornos del lenguaje que dificultan toda conversación con ella. Cindy será inscripta en mi grupo educativo, la única niña con nueve varones.

Los Pokemons representan su principal centro de interés. Ella juega durante la recreación con los varones a juegos de peleas en los cuales se tira al suelo, se hace tirar y arrastrar con placer. En el taller ella los dibuja rechazando cualquier otra actividad. Sus personajes se golpean y se matan, todo explota por todas partes.
Cindy se apoya en aquello que ve y escucha a su alrededor, es decir, las imágenes pero también en las palabras y las ideas de los varones de su grupo. Ella quiere lo que el otro quiere, dibuja lo que el otro dibuja, repite aquello que escucha.

Cindy juega únicamente a juegos de varones, un día el propongo muñecas y barbies. Ella rechaza enérgicamente diciéndome: « - Yo tengo horror de las muñecas! Los varones tienen todo y las niñas tienen solamente muñecas. Yo prefiero los juegos de varones, yo adoro la guerra! »

Llegamos al mes de marzo y luego de un taller de dibujo, mi atención es particularmente atraída por lo que Cindy dibuja y cuenta, puesto que es bien diferente de sus historias habituales. Cindy declara: « - mi animal preferido es el canguro »; todo esto mientras dibuja una mama canguro y su bebé (niña- insiste ella) en el bolsillo. Ella comenta que esta madre canguro no quiere un padre porque los hombres - pelean todo el tiempo. Ella busca al padre solo para que le haga un bebé. Dice que el padre no quería un bebé, que él no ama el bebé, es por eso que la madre lo dejó. Yo le pregunto qué piensa el bebé: « - a él no le importa » responde Cindy.

Esta historia tiene conexión con la que su madre cuenta acerca de su vida y del nacimiento de su hija: la Señora S. Expresa que ella - « no tiene suerte con los hombres ». Ella ha encontrado tres hombres que la han engañado y que « ha echado ». El ultimo, el padre de Cindy, quería que aborte y ella lo echó cuando Cindy tenía 9 meses de edad. Esta madre psicótica educa a su hija sola y decide todo aquello que significa su bienestar con una influencia que plantea algunos problemas en la atención diaria de Cindy en Bellefonds y torna estrecho nuestro margen de maniobra.

Luego del dibujo de Cindy, ella se dirige al rincón de juegos y clasifica los animales, ubicando juntos las mamas y los bebés de cada especie, ella me hace la siguiente demanda: « - me gustaría hacer un taller mama. » Yo me sorprendo por este enunciado y le pido que me explique de qué se trata. Ella responde: « - eso habla de una mama y de un pequeño. Podemos hacerlo con marionetas, dibujos, bricolages, todo con una mama y un bebé. Es para las niñas, vamos a fabricar. »

A partir de ese momento Cindy va a continuar formulando su pregunta con precisión, articulando lenguaje y fenómenos del cuerpo. Yo he distinguido cuatro secuencias en este trabajo:

1- La Queja

El 5 de marzo la acompaño a su cita mensual con el médico-psiquiatra de la institución. Ella se queja entonces, con mucha emoción, de algo de su cuerpo. Habla del patio de recreación y de los varones. Se queja de haber sido golpeada. Por mi parte, que había presenciado la escena a la que se refiere, no había remarcado que el juego fuese más brutal que otras veces.
Cindy dice: « - ellos no dejaban de golpearme. EL recreo no esta hecho para pelearse. La vida esta hecha para divertirse, trabajar y para vivir también. »

Luego de haber evocado este goce del cuerpo, su lenguaje se vera perturbado inmediatamente. Esto se traduce a través de una confusión masculino/femenino. Cindy no reconoce cual es el género del sujeto de la frase. Comienza a hacer faltas, iniciando sus frases por « él o ella » , por ejemplo al principio de un dibujo no puede decidir si el personaje es un hombre o una mujer. Ella dice: « - él o ella. »
Un efecto de goce sobre su cuerpo afecta también su lenguaje.

2- Un acontecimiento del cuerpo

El 8 de marzo, tres días más tarde, Cindy es hospitalizada tras violentos dolores de vientre durante la noche. Algo sucede en su vientre. Ella tiene un - globo vesical y un oclusión intestinal. Cindy se retenía de orinar y defecar luego de varios días. Debe colocársele una sonda y se le efectúa un lavado.

3- Nacimiento de un delirio

El 16 de marzo Cindy regresa después una semana de ausencia. Ella no tiene nada que decir de su hospitalización, pero dibujando relatara una historia que se asemeja a una teoría sexual delirante. La historia acontece en otro planeta, de extraterrestres. He aquí el relato - dos hembras van pronto a tener bebés. « Ellos creen que van a tener bebés pero no los tendrán. Hace falta un producto que se encuentra en el planeta tierra. Es el antídoto para hacer los bebés. Es necesario olerlo, eso huele a bebé, vemos una imagen de bebé en el interior. Es un inmortal quien invento el antídoto. El no puede morir aunque le cortemos la cabeza. EL es el héroe. Cuando una hembra quiere un bebé es él quien va. Él esta en todas partes, es mas rápido que la luz del planeta tierra. »

Como escuchar esta elaboración tras los acontecimientos previos, la queja de haber sido golpeada, y el - vaciamiento de su vientre? « - Ellos no paraban de golpearme » dice ella.
EL cuerpo es aquejado profundamente al punto de afectar el lenguaje. Este - « golpear » no es una especie de fecundación? Podemos formular la hipótesis que el acontecimiento del cuerpo tiene la estructura de un principio de embarazo. La teoría sexual nos esclarece. Ella nos dice que el falo esta en todas partes. En esta historia, el padre es inmortal. Su semilla, que ella designa - antídoto, siembra el todo el tiempo. Sobre el fondo de la forclusión del Nombre del Padre, Cindy se encuentra amenazada de ser fecundada en todas partes y a todo momento.

El Taller Mama que Cindy había pedido al principio de este trabajo de elaboración se pondrá en marcha. Es un dispositivo que le ofrecerá alguna cosa que viene a hacer borde. En este taller ella podrá poner la persecución a distancia y construir algo alrededor de esta invasión de goce.

4- El Taller Mama

Durante este taller que se prolongara 8 sesiones, Cindy fabricara con mi ayuda mamas de animales y su bebé en cartón, en papel y algunas veces el papa.

El primer personaje que Cindy creó es la rata Cynthia. Es una - « mama » que va a dar a luz una niña. Relatando este primer nacimiento, imitara el parto de la rata otorgándome el rol de Dr. Viviane, asociando su propio nacimiento y su reciente problema somático: « - Yo voy a tener un bebé! el doctor dijo que es una niña pero tal vez él se equivoca... es una niña ! No es un zizi* comienza a venir, ella tiene cada vez mas dolor. Yo quería salir, ella me empujó, mi mama.
El Dr. no quería empujar pero mama dijo ella quería salir, entonces ella me empujó. Yo tenia una cosa que me bloqueaba (muestra su cuello) y tenia problemas en el cerebro. Pero no son nada todos esos problemas, yo tengo una memoria de elefante. Cuando el pipi (ella pronuncia - bebé teniéndose el sexo) salio, yo tenia miedo de hacer caca. Ya está, él nació! ( dice ella - luego que terminé de pegar los pedazos de la rata ). Dentro del vientre yo daba una caricia a mi mama. Ella es muy bella, yo la llamaré Julie. »

Evoco un eventual papa de la rata y Cindy me responde enojada: « - no hay nunca papa en el taller mama! Ella nació así, es un milagro! Puaj! Yo tengo horror de los papas! »

Retomemos esta historia, Cindy habla a varias voces bajo el nombre de tres personas diferentes:
- dice -Yo en tanto que rata Cynthia que va a dar a luz: « - yo voy a tener un bebé. »
- dice - Yo en tanto que Cindy relata su propio nacimiento: « - yo quería salir. »
-dice igualmente - Yo evocando el pipi y la caca que salieron de su cuerpo en el hospital: « - yo tenia miedo de hacer caca. »

La hipótesis del embarazo es confirmada por la última frase por esta asociación pipi/caca/él nació.

Luego de fabricar varias familias de animales Cindy de repente se encontrara frente a la imposibilidad de continuar. « - Yo tengo un montón de ideas, ése es el problema » -dice ella. Después de ese tiempo de duda Cindy construirá un pez e interrogara a su modo, la cuestión del sexo. « - Es una niña pero ella tiene un nombre de varón. Los padres no miraron. Su madre creía que era un varón y ella lo bautizo Yann. Ella se olvido de mirar el zizi.
Durante el nacimiento había una tormenta, había un agujero negro. Era la culpa del papa, él era tan holgazán y decía es un horror! »

El sexo femenino es el agujero negro y el horror. Pero debido a la culpa de los padres es posible no corresponder a su sexo anatómico.
Finalizaré con esta confidencia de Cindy, bajo el sello de un secreto: « - en mis sueños yo soy un varón y estoy enamorado de todas las niñas que veo en los dibujos animados. »
El Taller Mama continúa y Cindy recuerda con orgullo: « - soy yo quien lo inventó al taller mama. Yo tenia la palabra taller y la palabra mama en mi cabeza»

* en lenguaje familiar pene.

Viviane Durand. (Bellefonds – Bordeaux)






La cartografía de Iuval

En una carta del 15 de octubre de 1897 a W. Fliess, Freud sostiene que, en ese momento, para él lo más importante es su autoanálisis y que, a pesar de las dificultades para avanzar en él, un punto le aparece con claridad: el fenómeno que ha descubierto en su caso es un evento universal en la infancia, el amor por la madre y los celos hacia el padre. Agrega que este evento es “similar a la novela geneológica de la paronia: héroes, fundadores de religiones”. Un año más tarde, dirá que la novela familiar del neurótico deviene consciente en el paranoico. El delirio sería una versión del complejo de Edipo.

« Sexo sin Edipo » es un título que no dejó de causarnos problemas. ¿Cómo dejar de lado aquello que sirve de garantía para que la teoría psicoanalítica de la libido no caiga del lado del delirio? Tratamos sujetos que suelen estar del lado del delirio. ¿Nos autoriza esto a construir casos con nuestros útiles, nuestros conceptos, sin tener en cuenta el Edipo? Decidimos al comienzo, como hipótesis de trabajo, dejar el mito edípico con índice cero, así como Lacan lo escribiera para la psicosis: NP0, F0.

En “Pequeña introducción al más allá del Edipo”, Jacques-Alain Miller traza en unos párrafos el recorrido que realiza Lacan desde 1963 “para echar abajo el ídolo que le imputaron haber elevado”, el Nombre del Padre. “El más allá del Edipo – dice Miller – es impensable salvo que el Edipo esté ubicado en su lugar”. Diremos, por extensión, que el “sin Edipo” es impensable sin el discurso analítico y su revés, el discurso del inconsciente cuya “lógica puede ser un punto de apoyo suficiente para el sujeto psicótico”. “Si el neurótico inventa el padre como punto de detención, el psicótico cree en aquello que se desprende, se aísla del Otro” dice Eric Laurent.

Iuval

La búsqueda de dos puntos nos ha orientado en la construcción de este caso: un punto de pérdida o de condensación de goce y otro punto que funcione como punto fijo.

Cuando se incorpora a Misholim en marzo de 1998, Iuval tiene cuatro años. Cuenta con algunas palabras, incluso frases de dos o tres palabras. Se dispersa tanto en el habla como en sus movimientos. Suele poner un dedo en la boca y con la otra mano juega con un trapo, se le desvía un ojo y comienza a babear, invadido todo él por el goce. Pero también puede tocar objetos uno después del otro moviendo brazos y piernas como una marioneta desarticulada. Esto empeora cuando está desnudo.

La fragilidad del trabajo de Iuval durante los primeros tres años fue fuente de numerosas preguntas. Algunos puntos se fijaban (palabras que funcionaban como estribillos, funciones – como ser el responsable de tomar nota de lo que faltaba para comprar – le permitían organizarse) pero no llegaban a funcionar como puntos de anclaje a largo término.

Dos momentos se destacan: el primero a fines de 1999 implica un corte que permitió la emergencia del fantasma materno. El segundo momento comienza a fines del año 2000, teñido por la transferencia parental y marcado por dos cortes: una intervención con los padres y el resultado de un objeto substraído a Iuval.

Perder, perderse

Desde su llegada a Misholim, Iuval trata constantemente y por todos los medios de substraerse a la mirada del otro o de hacer desaparecer algo o alguien de su mirada: esconder, esconderse, perder, substraer. De ahí su interés por el agujero por el cual desaparecen las cosas.
Dos días más tarde, juega con dos pequeñas muñecas y hace como si se dieran besos. Después las pone detrás de la estufa y dice « shalom ».
Frente a la ausencia de Rona, enferma, Iuval pregunta por ella. Una vez en su casa, se lo escucha decir “shalom Rona”, momento que marca el fin de los llantos que acompañaban su estadía en Misholim. “Shalom” deviene el significante de la ausencia.
Tres semanas más tarde, mirando el libro sobre Alon 1, murmura “Iuval se ha perdido”. Se trata del indicio de una primera identificación imaginaria a Alón. Al día siguiente, encuentra su lugar al lado de la mesa y en las actividades y comienza a marcar los otros chicos con arena, pintura o un golpe.

Durante meses trata de hacer entrar la falta en el campo: llora desconsolado cuando Omri desaparece de su campo visual, lo llama “papá”; pregunta por alguien que no ha venido a trabajar; juega a las escondidas con su padre y le pide que lo mire.

Emergencia del fantasma materno

Al año y medio de su incorporación, un día que los chicos armaban un rompecabezas sobre el cuerpo humano y que uno de los niños muestra perplejo su pito en erección, Omri – aquel que Iuval llamó “papá” – lo acompaña al baño. Iuval se pone en cuclillas sobre el inodoro y se tira del pito. Le pide a Omri que se dé vuelta y mire la pared pero insiste en que se quede con él en el baño.
Unos días más tarde, en la bañadera, nuevamente a la mirada de Omri, se tira del pito y trata de hacerlo entrar en el agujero de desagüe.
Al día siguiente, amenaza con cruzar la calle y, cuando se lo impedimos, tira su ropa por encima de la verja. Al día siguiente, saliendo con el padre, Iuval se escapa y cruza la calle logrando a duras penas no ser atropellado por un auto.

Dos semanas más tarde, la madre llama por teléfono y perturbada cuenta que Iuval acercó su pito de las mamas de la perra y luego, señalando su ano, dijo “la trompa del elefante”. Los padres estaban muy intrigados y no sabían qué pensar. Después de muchas vueltas e insinuaciones, la madre dice que pensaron que Iuval había sufrido un ataque sexual, un traumatismo sexual. Le respondí que Iuval sólo está en Misholim cuando no está en la casa con los padres y hay ahí dos intervinientes masculinos. Cuál de ellos a su entender podría ser el responsable, le pregunté. La pregunta fue suficiente para detenerla y después de algunos días volvió a llamar para contarnos que “la trompa del elefante” la había sacado Iuval de una película video que veía en su casa.

En el encuentro con las primeras erecciones de otro niño, Iuval se muestra desprovisto de una red simbólica que le permita ubicar ese goce. Tenía a su disposición el significante “trompa de elefante” que vino a significantizarle la imagen pero, él solo, no alcanza a construir una pequeña red mítica. La imagen vino a su ayuda: la imagen de una madre amamantando, el pezón en erección entrando en la boca del bebe, le sirve de apoyo identificatorio imaginario. Iuval puede imitar al bebe llorando o la madre hablándole al bebe. Después de esto, durante algunos meses, levanta las camisas de las mujeres y pide que le den de comer.

Niño-niña

El interés por la trompa del elefante se trasladó a la bandera. Pide arreglarle la punta rota enarbolándola luego para pasar de una habitación a otra, de una actividad a otra y para ir al baño. Denomina él esta escena “el gran desfile” (según la película del Libro de la Jungla).

En esta época se lo escucha murmurar mientras juega: « niño-niña » y reclama, como perteneciéndole, todo objeto que otro agarra.

Cuando le contamos que a uno de los voluntarios le ha nacido una hija, le mira el vientre y dice que no es verdad. Poco tiempo después, en el medio de una actividad comienza a tocarse el pito y dice “amamantar al bebe de X”. Este amamantamiento que él no ha visto nunca, marca el lazo entre el frotarse el pito y sus demandas continuas de que amamanten bebes, “lugar donde lo imaginario se amarra al goce”.

A fines de noviembre del 2000, estando solo con Galit quien barre las hojas en el jardín, ella lo ve con la cabeza de una muñeca y un trapo: se levanta la camisa y la amamanta, después se saca el calzoncillo y la amamanta con el pito. Escena silenciosa en la cual no busca atraer la mirada, réelisation de la fantasía infantil de Leonardo.

El mapa, un lugar y una dirección (el complejo de Edipo)

Hemos visto cómo su lugar en Misholim y su lugar con relación a adultos y niños fue rápidamente adquirida en relación a un lugar vacío. La ausencia de Rona cuando ella enfermó y la de Alón fugitivo tal cual aparece en el relato del libro le permitieron ubicarse.

Para la orientación fue mucho más difícil. Desde el comienzo, la falta de dirección resalta: parece entrar y salir, estar parado y sentado todo al mismo tiempo. Marchar al paso con la bandera invitándola a Yael a seguirlo es un momento clave.

La orientación más segura le será dada por la transferencia parental en el otoño del año 2000. Un accidente grave pone en peligro la vida de una pareja de amigos y los padres de Iuval me hablan de ello. Les pregunto quién se quedaría a cargo de Iuval si a ellos les sucediera algo. La pregunta los preocupó largo tiempo. Topan frente a ella, marcando un despertar de la transferencia hacia Misholim. Cuando Iuval debe ser operado, ellos se apoyan sobre el equipo para prepararlo para la intervención.

Los padres deciden finalmente partir solos en un corto viaje, por primera vez desde el nacimiento de Iuval. Este trae un muñeco a Misholim, muñeco que es para él el lugar donde se pierde en el goce. A la primera oportunidad, se lo saco y lo hago desaparecer.

Es el año en el cual Iuval asiste una vez por semana a un jardín de infantes municipal, acompañado por un miembro del equipo de Misholim. Cuando los padres parten de viaje, él comienza a asistir al jardín solo.

Cuando otro niño comienza a frecuentar otro jardín de infantes al cual hay que viajar en auto, Iuval pide que el miembro del equipo que se queda dé instrucciones de cómo llegar a aquel que viaja. Sobre el mapa que dibuja con nosotros, vuelve a preguntar una y otra vez por las calles Ben Gurion y Abba Hillel. En una está la palabra hijo (ben), en la otra la palabra padre (abba). Se interesa también por la ruta que lleva a Kfar Sava (sava quiere decir abuelo).

Un día, pide al electricista que le enseñe cómo son los circuitos de electricidad del timbre pasando, después, los días explicándolos a todo aquel que quiera escucharlo.

Cuando, ya no concure a Misholim, va a la escuela. Yael lo llama por teléfono para preguntarle cómo le va. La madre le pregunta si quiere hablar con ella, él se niega pero acepta mandarle un mensaje: “decile que mi pito está bien”.

Un otro mito, el mito pulsional

Los objetos, soportes del objeto a, aparecen diferenciados. Sin embargo, el circuito pulsional disfunciona. Iuval logra ordenar diferentes circuitos que ponen coto a un goce que invade su cuerpo estabilizándolo.

No es la imagen del mapa sino el relato de “cómo se llega a” que es su cartografía. Es ella que le permite, una vez fuera de Misholim, enviarme un mensaje: “doblo a la izquierda, en la calle Etzel”, calle en la cual nos encontrábamos a la mañana durante los últimos meses para ir a Misholim.

Diana Bergovoy ( Misholim - Tel Aviv )






A qué seno consagrarse?

A partir de la clínica nos hemos hecho algunas preguntas vinculadas al tema de la sexualidad y la psicosis infantil.

En primer lugar, nos interrogamos si podíamos distinguir, a partir de sus enunciados en relación a la diferencia sexual, diferentes posiciones respecto a la estructura. Los niños tienen entre 6 y 8 anos.

Los niños nos hablan desde hace unos días de un programa de televisión que tiene como nombre Star Academia1. En la mesa recogemos este dialogo:
- Joffrey : Estas enamorado de Jean- Pascal ?
- Andy : No, estas loco, porque es un hombre
- Joffrey : Ah ! Yo creía que era una chica, Jean-Pascal
- Andy : Es un tipo, no es una mina, es un lindo tipo !
- Sabine : Qué hace de su zizi2 cuando hace de chica ?
- Andy : De eso no se habla, es asqueroso, el zizi, de eso no se habla.
- Joffrey : Sobre todo a las chicas.
- Andy : Soy yo quien dice que es asqueroso. Vamos a decir morcilla
- Joffrey : Si !
- Andy : A veces si, a veces no ! Céline no tiene morcilla, ella no tiene.
- Corentin : Yo, a mi me gustan las salchichas a la sartén !
- Joffrey : Como vamos a decir por la kikine3 de las chicas ? Puré, puré

En este rico diálogo, no hay nada de específico que permita leer la forclusión de la significación fálica. Los niños sustituyen la palabra zizi por términos que dan cuenta del campo de la oralidad. Ellos se divierten con su invención. Excepto Corentin que no establece el nexo entre la salchicha y el zizi. El se inscribe seriamente en el dialogo, afirmando su gusto por las salchichas a la sartén.
Dicho dialogo podría transcurrir en cualquier institución para niños neuróticos. Este no nos enseña nada de esencial con respecto a la posición del sujeto psicótico en relación al campo de la sexualidad. Si bien todos estos niños son psicóticos, pensamos que Joffrey inclusive.
Como es posible que Joffrey pueda jugar el juego tan sutilmente en el dominio de lo sexual, mientras que los efectos de la forclusión son evidentes en otros campos ?

En segundo lugar, se nos presento que uno de los niños Hugues, intenta posicionarse en su relación al Otro a través de una serie de manifestaciones sin por lo tanto privilegiar la dimensión sexual :
- Hugues : Hay sol donde vivís ?
- Cécile : Si.
- Hugues : Son varios ?
- Cécile : Varios ?
- Hugues : Uno en la Antenne, uno donde vivís.
- Cécile : Yo pienso que hay un sol
- Hugues : No, yo quiero que sean varios

-Hugues: Donde duerme el sol ?
- Cécile : Yo no sé
- Hugues : El duerme en su casa ?
- Cécile : Tú crees ?
- Hugues : El duerme en su casa ?
- Cécile : Pero son las personas que duermen, el sol no necesita dormir.
- Hugues : El no tiene necesidad.

- Hugues : Y tú llegaras a ser varón ?
- Cécile : Yo, yo soy una niña
- Mélissa : Una chica no cambia ( ella tiene dos hermanos ) Mi hermano es un varón, mi papa es un varón, mi mama es una chica.
- Y él , mostrando a Youness, él llegara a ser una chica ?
- No, él continuara siendo varón.
-Hugues: y cuando somos bebés, podemos jugar con los juegos de los grandes ?
- Es mejor jugar con los juegos de bebés
- Entonces cuando yo era un bebé , yo jugaba con los juegos de bebé ?
- Si, Hugues.
- Y tu, tu eres grande, tu juegas con los juegos de grande ?
- Si, yo juego con los juegos de grande.
- Qué son los juegos de grande ?
- Un piano ?
- Si, es un juego de grande.

Estos tres diálogos testimonian el mismo nivel de interés de Hugues por las preguntas que él se hace. La pregunta sexual esta incluida entre los temas que él aborda. Ante la falta de un lugar simbólico fundado sobre la ausencia fálica, él se constituye un lugar imaginario a partir de sus preguntas sobre el sol, los juegos adaptados a los bebés o a los grandes o al desarrollo sexual de todo sujeto.

La tercera pregunta encuentra su punto de partida en una serie de maniobras de Hugues que se nos presentan en impás. Estancamiento , tanto en cuanto a la significación que podrían encubrir como respecto del aporte de una respuesta posible.
De qué maniobras se trata ? Nosotros hemos retenido dos.

1.La pérdida

Al principio, se halla el tema de la pérdida y el tratamiento de esta pérdida. Hugues se queja a menudo, de haber perdido un objeto. Por ejemplo, en un estado de gran angustia, llama a uno de nosotros y le dice que ha perdido una piel de naranja detrás de la calefacción. Monique respondió a su llamado y encuentra enseguida la piel de naranja perdida. El responde entonces que no es ésa y que necesita imperativamente encontrar nuevamente la piel de naranja. El problema no tiene solución, nada lo convence. Rápidamente descubrimos que puede perder una serie de objetos tales como una cuchara, una pantufla o su pequeño oso. Ninguno de estos objetos puede ser reencontrado. Cuando encontramos el objeto perdido, Hugues declara que no es el correcto. Y si no hay respuesta posible, él se las arregla para volver a perderlo. El objeto parece interesar menos que la pérdida.
Sabine nos ha relatado su estupefacción cuando Hugues, negándose a abandonar un gran comercio, le dice haber perdido un microbio !
Qué significa esta necesidad de perder ? Estas pérdidas continuas no valen como un tratamiento en lo real que se sustituye a la falta estructural propia de la castración simbólica jamás producida ?

2. A qué seno consagrarse ?

Hugues posee una manera particular de aproximarse a los adultos, al nivel del busto y de oler los senos. Lo hace tanto con los hombres como con las mujeres, pero tiene preferencia por el busto de las mujeres. Cuando se le pregunta que es lo que hace, él responde: tu hueles bobonne, o tu hueles a croque –monsieur4.
A veces él responde estás buena para comerte. A Béatrice que protesta porque una vez más él se acerca para olfatear sus senos, Hugues le dice: tú sabes, podemos intercambiar tus senos por los míos. Cuando hace esto, no hay ninguna molestia o placer particular. Simplemente , él establece categorías a partir de bustos entre les croque- monsieurs y las bobonnes, entre aquellos que poseen senos y aquellos que no. El dialogo con Béatrice no indica que Hugues se presta con gusto a encarnar el seno a disposición del Otro ?

IV. El significante y el objeto

Hugues pasa sus días realizando otras operaciones. Interroga sin cesar el simbólico. Nos pregunta por ejemplo, si el sol que sale en su habitación o se esconde es el mismo que el que se esconde en el salón.

Esta pregunta se nos presenta como un tratamiento operado por Hugues a nivel del simbólico. A falta de un orden significante tomado dentro de la significación fálica, él intenta articular la diferencia significante con la ayuda solamente del orden imaginario. Hugues debe arreglárselas con un significante que no se articula, con un significante solitario y es lo que él hace cuando nos pregunta si el sol de la habitación es el mismo que el del salón. Interroga el significante solo, el significante que no se articula a otro significante. Cada significante vale para Hugues como un S1 y desde entonces, el sol de la casa de Cécile no es el mismo que el sol de la Antenne 110.

E l significante, nos recuerda Lacan, es la muerte de la cosa. A causa del significante, el simbólico se separa del real. Pero si el significante no se articula al segundo significante, si S1 esta solo, entonces el significante no es la muerte de la cosa, él es la cosa. En la perspectiva esquizofrénica, nos dice Jacques-Alain Miller, la palabra no es la muerte de la cosa, ella es la cosa5.
Es decir, que la psicosis es esta estructura clínica en la cual el objeto no esta perdido, donde el sujeto lo tiene a su disposición. El significante no perpetua al objeto en tanto perdido, él es molestado por el objeto, la referencia no es vacía. El significante no representa lo real, él es real. Para Hugues, él es este objeto que se encuentra próximo a su mano o a su mirada. También si este objeto es perdido, aquél que se encuentra no será jamás el mismo.

V. El último punto que abordaremos se refiere a una táctica puesta en marcha para sostener la elaboración del sujeto en su ordenamiento simbólico no indicado por el falo.
Con motivo de la llegada de San Nicolás, Hugues se hizo algunas preguntas a propósito de la soledad de San Nicolás y de nuestro vecino de la Antenne 110. Hugues localiza con precisión el lugar donde vive San Nicolas. Solicita luego a Cédric, un pasante, que le responda a los interrogantes que le formula:

- San Nicolás vive solo ?
- Tiene una familia ?
- Donde esta su cama? Cerca de la ventana ?
- El vecino vive solo ?

Como Cédric no conoce las respuestas, Hugues le propone interrogar él mismo a San Nicolás. Solo que ante las preguntas de Cédric, San Nicolás no responde. Entonces Hugues, sin desanimarse, sugiere a Cédric de tomar el lugar de San Nicolás para responder a los sus interrogantes. Cédric acepta pero representa un San Nicolás que no sabe nada o que responde aproximadamente.
Cédric propone invertir los roles , de representar a Hugues el rol de San Nicolás y él representara el rol de Hugues. Inscriptos en estos roles, Cédric en el rol de Hugues formula sus preguntas a San Nicolás, es decir a Hugues. Entonces San Nicolás - Hugues puede finalme